Notre lettre 1332 publiée le 10 février 2026

15ème COLLOQUE

DU CENTRE INTERNATIONAL D’ÉTUDES LITURGIQUE (CIEL)

« L’OFFERTOIRE DANS

LES DIVERSES TRADITIONS LITURGIQUES »

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 229ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

Jeudi dernier, le 5 février, s’est tenu à Rome, à l’Institut Maria Santissima Bambina, Via Paolo VI, derrière la colonnade du Bernin, le 15ème colloque du CIEL.

Le professeur Rubén Peretó Rivas, de Buenos Aires, qui enseigne notamment l’histoire de la philosophie médiévale à la Faculté de philosophie et des lettres de l’Université nationale de Cuyo, présidait les débats.

Le P. Cassian Folsom, osb, de l’abbaye de Norcia, qui fut un des conseillers de Benoît XVI sur la question de la messe traditionnelle (on dit qu’il est l’inventeur de la géniale distinction « ordinaire »/« extraordinaire »), a parlé de la typologie et de l’histoire de l’Ordo Missæ : témoins les plus anciens, sacramentaires, livres de lectures et de chants, missels pléniers.

Le P. Gabriel Díaz Patri (Londres), spécialiste des premiers missels imprimés et des éditions pré et post-tridentines, a fait une intervention sur « L'offertoire proléptique dans les différentes traditions liturgiques ». Il a défendu l’anticipation du canon romain par les prières « privées » de l’offertoire traditionnel, si critiquée par les liturgistes qui ont préparé la réforme conciliaire.

Le P. Lukasz Celinski, professeur assistant à l’Académie catholique de Varsovie, qui a beaucoup publié sur l’ensemble des traditions liturgiques occidentales (romaine, ambrosienne, hispano-mozarabe et gallicane), a traité du transfert des dons dans l’’histoire de la messe hispanique (mozarabe).

Le diacre Daniel Galadza, professeur à la Faculté des Sciences ecclésiastiques de l’Institut Pontifical Oriental, qui se consacre à l’étude de la liturgie byzantine, a donné une intervention sur les perspectives du rite byzantin sur l’offertoire, qui va s’ajouter à un ensemble d’études déjà fort riche qu’il a publié sur ce rite.

L’abbé Claude Barthe a parlé de « Abolition de l'offertoire et création d'une présentation des dons par la réforme liturgique ». Cette intervention avait un intérêt particulier pour les débats critiques autour de la réforme liturgique, car la disparition de l’offertoire traditionnel et son remplacement par une présentation des dons est un des éléments les plus marquants de la réforme de la messe par Paul VI. C’est tout un ensemble de prières à tonalité sacrificielle insistante, entourant et explicitant l’offrande des oblats, qui a ainsi disparu de la célébration de la messe. La suppression on peut dire violente de l’offertoire traditionnel a produit un affaiblissement notable de l’explicitation de la signification du sacrifice eucharistique.

À la dernière époque du Mouvement liturgique, des auteurs comme dom Jean-Thierry Mærtens, et surtout Josef Andreas Jungmann sj, mais aussi comme le P. Louis Bouyer, de l’oratoire, considéraient que l’offertoire était un inutile « doublet » ou « doublon » du canon romain. Il a été finalement remplacé par une simple « présentation des dons », avec de courtes prières inspirées de berakhot, bénédictions au cours des repas festifs dans le judaïsme, une berakha prononcée sur la première coupe de vin (« Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, Roi des siècles, qui nous donnes ce fruit de la vigne »), et berakha sur le pain rompu (« Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, Roi des siècles, qui fais produire ce pain à la terre »).

Et il m’est revenu de conclure les débats du colloque.

L’abbé Barthe faisait remarquer cette étrange particularité de la « présentation des dons » : dans une liturgie nouvelle, où les options sont innombrables pour la quasi-totalité des prières et textes, y compris pour la prière eucharistique, les prières de la présentation des dons qui remplacent celles de l’offertoire sont obligatoirement prononcées (le seul choix laissé au célébrant porte sur le fait de les prononcer à voix haute ou à voix basse). On aurait pu imaginer que les anciennes prières pourraient être dites ad libitum, au choix, comme le canon romain est resté l’une des possibles prières eucharistiques. Mais cette liberté est refusée pour les merveilleuses prières du missel tridentin : « Reçois, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, cette hostie immaculée, que moi, ton indigne serviteur, je t’offre, à toi mon Dieu vivant et vrai, pour mes péchés, offenses et négligences sans nombre, pour tous ceux qui m’entourent et pour tous les fidèles chrétiens vivants et morts afin qu’elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle. » C’est dire l’importance (hautement négative) qu’elles avaient pour les réformateurs bugniniens.

Ces études académiques confortent ainsi notre combat pour la liturgie traditionnelle, qui s’exprime par ces pieuses « veilles » de récitation du chapelet à Paris, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe.

En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant


 

 XV COLLOQUIUM

OF THE INTERNATIONAL CENTER FOR LITURGICAL STUDIES (CIEL)

 “THE OFFERTORY

IN VARIOUS LITURGICAL TRADITIONS”

229th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

Last Thursday, February 5, the XV Colloquium of CIEL was held in Rome at the Maria Santissima Bambina Institute, Via Paolo VI, next to Bernini’s colonnade.

Professor Rubén Peretó Rivas, from Buenos Aires, who, among other subjects, teaches history of medieval philosophy at the Faculty of Philosophy and Letters of the National University of Cuyo, presided over the session.

Fr. Cassian Folsom, OSB, of Norcia Abbey, who was one of Benedict XVI's advisors on the question of the Traditional Latin Mass (he is said to have coined the genial distinction between "Ordinary" and "Extraordinary"), spoke about the typology and history of the Ordo Missae: the oldest witnesses, the sacramentaries, the books of readings and chants, and the plenary missals.

Gabriel Díaz Patri (London), a specialist in early printed missals and pre- and post-Tridentine editions, presented a paper on "The Proleptic Offertory in Different Liturgical Traditions." He defended the anticipation of the Roman Canon through the "private" prayers of the Traditional Latin Offertory, so criticized by the liturgists who prepared the conciliar reform.

Father Lukasz Celinski, adjunct professor at the Catholic Academy in Warsaw, with multiple publications on Western liturgical traditions (Roman, Ambrosian, Hispano-Mozarabic, and Gallican), addressed the transfer of the gifts in the history of the Hispanic (Mozarabic) Mass.

Deacon Daniel Galadza, professor at the Faculty of Ecclesiastical Sciences of the Pontifical Oriental Institute, specializing in the study of Byzantine liturgy, presented the perspectives of the Byzantine rite on the offertory, a paper that will enrich his already extensive work on this rite.

Father Claude Barthe spoke on “The Abolition of the Offertory and the Creation of a Presentation of the Gifts in the Liturgical Reform.” This intervention is of particular interest to critical debates surrounding liturgical reform, since the disappearance of the traditional offertory and its replacement by the presentation of the gifts is one of the most striking elements of Paul VI's reform of the Mass. A whole series of prayers with an insistent sacrificial tone, which surrounded and explained the offering of the gifts, thus disappeared from the celebration of Mass. The somewhat violent suppression of the traditional offertory resulted in a notable weakening of the explanation of the signification of the Eucharistic sacrifice.

In the later period of the Liturgical Movement, authors such as Dom Jean-Thierry Mærtens, and especially Josef Andreas Jungmann SJ, but also Father Louis Bouyer of the Oratory, considered the offertory a useless "duplicate" of the Roman Canon. Finally, it was replaced by a simple "presentation of the gifts," with brief prayers inspired by the berakhot, the blessings recited during festive meals in Judaism: a berakhah over the first cup of wine ("Blessed are Thou, Lord our God, King of the ages, who gives us this fruit of the vine"), and a berakhah over the broken bread ("Blessed are Thou, Lord our God, King of the ages, who makes the earth produce this bread").

And it fell to me to conclude the symposium.

Father Barthe pointed out this strange peculiarity of the "presentation of the gifts": in a new liturgy, where the options are countless for almost every prayer and text, including the Eucharistic Prayer, the prayers of the presentation of the gifts, which replace those of the offertory, are obligatory (the celebrant's only option is to recite them aloud or silently). One might have imagined that the ancient prayers could be freely recited, since the Roman Canon has been maintained as one of the possible Eucharistic prayers. But this freedom is denied to these wonderful prayers of the Offertory of the Tridentine Missal: “Receive, Holy Father, eternal and almighty God, this immaculate host which I, your unworthy servant, offer to you, my living and true God, for my countless sins, offenses, and negligences, for all those around me, and for all the faithful Christians, living and dead, that it may serve for my salvation and theirs for eternal life.” This demonstrates the (very negative) importance they held for the Bugninian reformers.

These scholarly studies thus reinforce our struggle for the traditional liturgy, which is expressed in our pious “vigils” while reciting our rosaries in Paris, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1:00 p.m. to 5:00 p.m. until 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesday and Friday at 5:00 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sunday at 6:15 p.m.



 
 

XV COLLOQUIO

DEL CENTRO INTERNAZIONALE DI STUDI LITURGICI (CIEL)

 "L'OFFERTORIO

NELLE DIVERSE TRADIZIONI LITURGICHE"

229ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

Giovedì scorso, 5 febbraio, si è tenuto a Roma, presso l'Istituto Maria Santissima Bambina, in Via Paolo VI, affianco al colonnato del Bernini, il XV Colloquio del CIEL.

Ha presieduto la sessione il professor Rubén Peretó Rivas, di Buenos Aires, che insegna, tra altre materie, storia della filosofia medievale presso la Facoltà di Filosofia e Lettere dell'Università Nazionale di Cuyo.

Padre Cassian Folsom, OSB, dell'Abbazia di Norcia, uno dei consulenti di Benedetto XVI sulla questione della Messa latina tradizionale (si dice che abbia coniato la geniale distinzione tra Ordinario" e "Straordinario"), ha parlato della tipologia e della storia dell'Ordo Missae: i testimoni più antichi, i sacramentari, i libri delle letture e dei canti e i messali plenari.

Gabriel Díaz Patri (Londra), specialista in antichi messali stampati e in edizioni pre e post-tridentine, ha presentato una relazione su "L'Offertorio Prolettico nelle Diverse Tradizioni Liturgiche", in cui sostenne l’anticipazione del Canone Romano attraverso le preghiere "private" dell'Offertorio Latino Tradizionale, così criticato dai liturgisti che hanno preparato la riforma conciliare.

Padre Lukasz Celinski, professore associato presso l'Accademia Cattolica di Varsavia, con ampie pubblicazioni sulle tradizioni liturgiche occidentali (romana, ambrosiana, ispano-mozarabica e gallicana), ha affrontato il tema del trasferimento dei doni nella storia della Messa ispanica (mozarabica).

Il diacono Daniel Galadza, professore presso la Facoltà di Scienze Ecclesiastiche del Pontificio Istituto Orientale, specializzato nello studio della liturgia bizantina, ha presentato le prospettive del rito bizantino sull'offertorio, una relazione che arricchirà il suo già ampio lavoro su questo rito.

Padre Claude Barthe ha parlato dell’ "abolizione dell'offertorio e la creazione di una presentazione dei doni nella riforma liturgica". Questo intervento è di particolare interesse per i dibattiti critici sulla riforma liturgica, poiché la scomparsa dell'offertorio tradizionale e la sua sostituzione con la presentazione dei doni è uno degli elementi più sorprendenti della riforma della Messa di Paolo VI. Un'intera serie di preghiere dall'insistente tono sacrificale, che accompagnavano e esplicitavano l'offerta dei doni, scomparve così dalla celebrazione della Messa. La soppressione, alquanto violenta, dell'offertorio tradizionale determinò un notevole indebolimento della spiegazione della significazione del sacrificio eucaristico.

Nel periodo successivo del Movimento Liturgico, autori come Dom Jean-Thierry Mærtens, e soprattutto Josef Andreas Jungmann SJ, ma anche Padre Louis Bouyer dell'Oratorio, consideravano l'offertorio un inutile "duplicato" del Canone Romano. Infine, è stata sostituita da una semplice "presentazione dei doni", con brevi preghiere ispirate alle berakhot, le benedizioni recitate durante i pasti festivi nell'ebraismo: una berakhah sul primo calice di vino ("Benedetto sei tu, Signore nostro Dio, Re dei secoli, che ci doni questo frutto della vite"), e una berakhah sul pane spezzato ("Benedetto sei tu, Signore nostro Dio, Re dei secoli, che fai produrre questo pane alla terra").

E a me è toccato concludere il simposio.

Padre Barthe ha sottolineato questa strana particolarità della "presentazione dei doni": in una nuova liturgia, dove le opzioni sono innumerevoli per quasi ogni preghiera e testo, compresa la Preghiera Eucaristica, le preghiere della presentazione dei doni, che sostituiscono quelle dell'offertorio, sono obbligatorie (l'unica possibilità per il celebrante è recitarle ad alta voce o in silenzio). Si sarebbe potuto immaginare che le antiche preghiere potessero essere recitate liberamente, dato che il Canone Romano è stato mantenuto come una delle possibili preghiere eucaristiche. Ma questa libertà è negata a queste meravigliose preghiere dell'Offertorio del Messale Tridentino: "Ricevi, Padre Santo, Dio eterno e onnipotente, quest'ostia immacolata che io, tuo indegno servo, offro a te, mio Dio vivo e vero, per i miei innumerevoli peccati, offese e negligenze, per tutti i circonstanti e per tutti i fedeli cristiani, vivi e defunti, affinché serva alla mia salvezza e alla loro per la vita eterna". Ciò dimostra l'importanza (molto negativa) che esse ricoprivano per i riformatori bugniniani.

Questi studi accademici rafforzano quindi la nostra lotta per la liturgia tradizionale, che si esprime in queste pie "vigilie" con i nostri rosari a Parigi, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 17:00. fino alle 13:30, a Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.


 
 

XV COLOQUIO

DEL CENTRO INTERNACIONAL DE ESTUDIOS LITÚRGICOS (CIEL)

 «EL OFERTORIO

EN DIVERSAS TRADICIONES LITÚRGICAS»


SEMANA 229: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS
 

El pasado jueves 5 de febrero se celebró en Roma el XV Coloquio del CIEL, en el Instituto Maria Santissima Bambina, Via Paolo VI, tras la columnata de Bernini.

El profesor Rubén Peretó Rivas, de Buenos Aires, quien enseña, entre otras cosas, historia de la filosofía medieval en la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Nacional de Cuyo, presidió la sesión.

El P. Cassian Folsom, OSB, de la Abadía de Norcia, quien fue uno de los asesores de Benedicto XVI en la cuestión de la Misa Tradicional en latín (se dice que acuñó la genial distinción entre «Ordinaria» y «Extraordinaria»), habló sobre la tipología y la historia del Ordo Missae: los testimonios más antiguos, los sacramentarios, los libros de lecturas y cantos, y los misales plenarios.

Gabriel Díaz Patri (Londres), especialista en misales impresos antiguos y ediciones pre y postridentinas, presentó una ponencia sobre «El Ofertorio Proléptico en Diferentes Tradiciones Litúrgicas». Defendió la anticipación del Canon Romano mediante las oraciones «privadas» del Ofertorio tradicional latino, tan criticado por los liturgistas que prepararon la reforma conciliar.

El padre Lukasz Celinski, profesor adjunto de la Academia Católica de Varsovia, con extensas publicaciones sobre las tradiciones litúrgicas occidentales (romana, ambrosiana, hispano-mozárabe y galicana), abordó la transferencia de los dones en la historia de la misa hispánica (mozárabe).

El diácono Daniel Galadza, profesor de la Facultad de Ciencias Eclesiásticas del Pontificio Instituto Oriental, especializado en el estudio de la liturgia bizantina, presentó las perspectivas del rito bizantino sobre el ofertorio, una ponencia que enriquecerá su ya extensa obra sobre este rito.

El padre Claude Barthe habló sobre «La abolición del ofertorio y la creación de una presentación de los dones en la reforma litúrgica». Esta intervención es de especial interés para los debates críticos en torno a la reforma litúrgica, ya que la desaparición del ofertorio tradicional y su sustitución por la presentación de las ofrendas es uno de los elementos más llamativos de la reforma de la Misa de Pablo VI. Toda una serie de oraciones con un insistente tono sacrificial, que rodeaban y explicaban la ofrenda de los dones, desaparecieron así de la celebración de la Misa. La supresión, algo violenta, del ofertorio tradicional resultó en un notable debilitamiento de la explicación de la significación del sacrificio eucarístico.

En el período posterior del Movimiento Litúrgico, autores como Dom Jean-Thierry Mærtens, y especialmente Josef Andreas Jungmann SJ, y también el Padre Louis Bouyer, del Oratorio, consideraron el ofertorio un «doblete» o «duplicado» inútil del Canon Romano. Finalmente, fue sustituido por una simple «presentación de las ofrendas», con breves oraciones inspiradas en las berakhot, las bendiciones que se recitan durante las comidas festivas en el judaísmo: una berakha sobre la primera copa de vino («Bendito seas, Señor nuestro Dios, Rey de los siglos, que nos das este fruto de la vid»), y una berakha sobre el pan partido («Bendito seas, Señor nuestro Dios, Rey de los siglos, que haces que la tierra produzca este pan»).

Y a mí me correspondió concluir el simposio.

El padre Barthe señaló esta extraña peculiaridad de la «presentación de las ofrendas»: en una nueva liturgia, donde las opciones son innumerables para casi todas las oraciones y textos, incluida la Plegaria Eucarística, las oraciones de la presentación de las ofrendas, que sustituyen a las del ofertorio, son obligatorias (la única opción que le queda al celebrante es recitarlas en voz alta o en silencio). Uno podría haber imaginado que las antiguas oraciones podían recitarse libremente, ya que el Canon Romano se ha mantenido como una de las posibles plegarias eucarísticas. Pero esta libertad se niega a estas maravillosas oraciones del ofertorio del Misal Tridentino: «Recibe, oh Padre Santo, omnipotente y eterno Dios, esta hostia inmaculada que yo, indigno siervo tuyo, te ofrezco a Ti, mi Dios vivo y verdadero, por mis innumerables pecados, ofensas y negligencias, y por todos los circunstantes y por todos los fieles cristianos, vivos y difuntos, a fin de que a mí y a ellos nos aproveche para la salvación y vida eterna». Esto demuestra la importancia (muy negativa) que tenían para los reformadores bugninianos.

Estos estudios académicos refuerzan así nuestra lucha por la liturgia tradicional, que se expresa en las piadosas «vigilias» con nuestros rosarios en París, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13:00 a 13:30 horas, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, miércoles y viernes a las 17:00 horas, frente a Notre-Dame du Travail, el domingo a las 18:15 horas.


 

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