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« Ô Marie, apportez le rameau d’olivier de la Paix liturgique ! »
Nous publions ici le texte de l’homélie prononcée par Mr Athanasius Schneider, lors de la messe qu’il a célébrée pour les pèlerins « Summorum Pontificum », le 24 octobre 2026, à Rome, à Sainte-Marie-Majeure. Dans la basilique archicomble, non loin de la tombe de saint Pie V, l’évêque qui accompagnait le XVème pèlerinage « Ad Petri Sedem » a parlé de la messe traditionnelle, jamais abolie. Il a imploré la Reine de la paix de l’apporter à ces catholiques traditionnels, traités « comme des catholiques de seconde zone. » Pour autant, ils ne sont pas amers : « ils continuent d’aimer leur Mère, l’Église de Rome, même si, pour l’instant, ils ne se sentent pas compris par elle. » On appréciera le trait par lequel Mgr Schneider imagine feu le pape François, désormais sous le regard de l’éternité, qui pourrait bien conseiller au pape Léon de rétablir la messe de saint Pie V…
"Loué soit Jésus-Christ ! Chers frères et sœurs dans le Christ ! La Sainte Église, la Chaire de saint Pierre, est notre Mère. Nous sommes les enfants de l’Église et c’est pourquoi l’expression « Sainte Mère Église » est si chère à tous les vrais catholiques. L’Église est mère parce qu’il existe une autre Mère, cette Mère unique qui est immaculée, qui est toujours vierge : c’est la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère. Nous avons la grande joie de pouvoir célébrer en ce moment et dans cette basilique – dans la maison de notre Mère –, la Sainte Messe selon la même forme vénérable que tant de papes et d’innombrables générations de prêtres ont célébrée en ce lieu. C’est ici que certains saints et papes ont célébré leur première Sainte Messe, comme par exemple saint Ignace de Loyola et le pape Pie XII. Le pape François nourrissait une dévotion particulière pour l’icône de la Salus Populi Romani conservée dans cette basilique. C’est précisément cette basilique qu’il a choisie comme lieu de sa dernière demeure terrestre. Au cours des douze années de son pontificat, le pape François a prié devant l’icône de la Salus Populi Romani cent vingt-six fois. Sa première visite eut lieu le 14 mars 2013, au lendemain de son élection ; la dernière, une semaine avant son décès. Il effectuait ces visites avant et après chaque voyage apostolique, ainsi que lors de ses quatre séjours à l’hôpital Policlinico Gemelli. Sept autres papes sont déjà inhumés dans cette basilique.
Tout d'abord, cette basilique et la forme traditionnelle de la messe du rite romain sont liées à saint Pie V, dont le saint corps repose ici. Il est le pape qui est passé à la postérité comme le pontife du rite romain traditionnel et du saint rosaire ; grâce à la prière du rosaire, les chrétiens remportèrent la victoire sur les ennemis de la chrétienté à Lépante — contre toute attente humaine. Saint Pie V ne mit pas en œuvre une réforme du rite de la messe au sens strict, car il vouait un profond respect à la tradition liturgique de l'Église de Rome ; celle-ci possédait depuis des siècles un rite qui — par son intégrité doctrinale, sa beauté rituelle et sa maturité — ne nécessitait aucune réforme, mais servait au contraire de garantie et de point de repère sûr au milieu de l'anarchie liturgique généralisée du XVIe siècle, provoquée par les pseudo-réformes protestantes. Fort de cette vénérable tradition et de sa sainteté, saint Pie V garantit — de manière particulièrement solennelle, par la constitution apostolique Quo Primum — le libre et perpétuel usage de la forme traditionnelle de la messe à tous les prêtres du rite romain ; il établit expressément qu'aucun prêtre ne pourrait jamais être contraint de célébrer la sainte messe selon une forme autre que celle du missel qu'il avait promulgué, et que sa constitution apostolique Quo Primum ne pourrait être révoquée à l'avenir. Ainsi, saint Pie V a en quelque sorte canonisé le rite traditionnel de la messe. Par conséquent, aucun pontife romain n'a jamais osé révoquer ou « décanoniser » Quo Primum, fait reconnu par le pape Benoît XVI, qui a affirmé que cette forme de célébration du sacrifice de la messe n'avait jamais été abrogée (cf. Lettre Apostolique Summorum Pontificum du 7 juillet 2007).
Nous nous trouvons dans une basilique qui abrite également la statue de la Mère de Dieu sous le titre de « Reine de la Paix », placée là à la demande du pape Benoît XV. La Vierge Marie, Reine de la Paix, est assise sur un trône, tenant l’Enfant Jésus, qui s’apprête à laisser tomber la branche d’olivier. Le visage de la Vierge exprime la douleur et la tristesse, et, le bras levé, elle implore la fin des hostilités. Sur le piédestal, une colombe attend avec impatience que la branche d’olivier tombe afin de pouvoir porter le message de paix à l’humanité. Un grand nombre de catholiques à travers le monde — en particulier la jeune génération et les jeunes familles — nourrissent un désir légitime de participer à la Sainte Messe selon la forme traditionnelle. Le pape Jean-Paul II considérait comme légitime le désir des fidèles pour cette forme liturgique, exhortant les évêques à y répondre généreusement (cf. Lettre apostolique Ecclesia Dei). À travers cette forme liturgique, les fidèles cherchent à s’unir spirituellement aux saints et à leurs propres ancêtres ; ils désirent faire l’expérience — avec leurs yeux, leurs oreilles et leur cœur — de cette forme rituelle de la messe qui a nourri et fortifié tant de saints, de martyrs et de confesseurs dans leur vie chrétienne. Or, aujourd’hui, en raison de restrictions réglementaires rigides et d’une discrimination pastorale, ces fidèles — en particulier les jeunes — se sentent traités comme des catholiques de seconde zone. Ils n’éprouvent toutefois aucune amertume ; au contraire, ils continuent d’aimer leur Mère, l’Église, même si, pour l’instant, ils ne se sentent pas compris par cette même Mère — par l’Église de Rome.
Si la basilique du Latran est la « Mère et le Chef de toutes les églises de la Ville et du monde », la basilique Sainte-Marie-Majeure est la « Mère et le Chef de tous les sanctuaires mariaux du monde ». Puissent les saints et les papes qui entretiennent un lien particulier avec notre sanctuaire marial implorer de la Mère de Dieu – la Salus Populi Romani et la Regina Pacis – la grâce que le rameau d’olivier, tenu par la main de l’Enfant Jésus sur les genoux de la Regina Pacis, tombe sur nous et nous apporte la paix liturgique tant attendue, celle qui rétablisse la pratique pleine et sans discrimination de la forme traditionnelle du rite romain. Puissent ceux qui, au sein de l’Église, ont la responsabilité de favoriser l’avènement de cette paix liturgique se laisser toucher par la voix de la Regina Pacis et par celle des plus petits enfants de l’Église – marginalisés sur le plan liturgique –, en se souvenant également des paroles de Jean-Paul II : « Dans le Missel romain, dit de saint Pie V… se trouvent de très belles prières par lesquelles le prêtre exprime le sens le plus profond d’humilité et de révérence face aux saints mystères : elles révèlent la substance même de toute liturgie » (Message aux participants à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. 21 septembre 2001), ainsi que celles du pape François qui louait les Églises orthodoxes pour avoir conservé leur « liturgie originelle, si belle », en déclarant : « Nous avons un peu perdu le sens de l’adoration. » « Ils le préservent, ils adorent Dieu, le temps n’a pas d’importance. Dieu est au centre, et c’est là une richesse » (Conférence de presse lors du vol de retour du voyage au Brésil, le 28 juillet 2013). Aujourd’hui, le pape François pourrait peut-être dire à son successeur et aux évêques : « Restaurez et préservez la forme originelle et si belle du rite romain, canonisée par saint Pie V ». Cette forme de la messe était celle de la jeunesse du pape François et celle de sa conversion. Cette forme de la messe était celle de l’enfance et de la première communion du pape Léon XIV. Ô Marie, Mère de Dieu, ô Salus Populi Romani, ô Regina pacis, apporte-nous le rameau d’olivier de la main de l’Enfant Jésus pour l’avènement de la paix liturgique qui garantira la pleine liberté d’utiliser le rite romain traditionnel, afin que nous puissions à nouveau faire l’expérience que l’Église romaine est notre Mère. Amen."
+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Marie Très Sainte à Astana
This translation was generated using artificial intelligence based on the original French version attached to this document. Please let us know if you find any errors.

“O Mary, bring forth the olive branch of liturgical peace!”
We are publishing here the text of the homily delivered by Bishop Athanasius Schneider during the Mass he celebrated for the “Summorum Pontificum” pilgrims on October 24, 2026, in Rome, at Saint Mary Major. In the packed basilica, not far from the tomb of St. Pius V, the bishop accompanying the 15th “Ad Petri Sedem” pilgrimage spoke about the traditional Mass, which has never been abolished. He implored the Queen of Peace to bring it to these traditional Catholics, who are treated “as second-class Catholics.” ” Nevertheless, they are not bitter: “They continue to love their Mother, the Church of Rome, even if, for the moment, they do not feel understood by her.” One cannot help but appreciate the image in which Bishop Schneider envisions the late Pope Francis, now under the gaze of eternity, who might well advise Pope Leo to restore the Mass of St. Pius V…
"Praised be Jesus Christ! Dear brothers and sisters in Christ! The Holy Church, the See of St. Peter, is our Mother. We are children of the Church, and that is why the expression “Holy Mother Church” is so dear to all true Catholics. The Church is a mother because there is another Mother, that one Mother who is immaculate, who is ever-virgin: she is the Most Holy Virgin Mary, Mother of God and our Mother. We have the great joy of being able to celebrate at this moment and in this basilica—in our Mother’s house—the Holy Mass according to the same venerable form in which so many Popes and countless generations of priests have celebrated it in this place. Here, some saints and popes celebrated their first Holy Mass, such as Saint Ignatius of Loyola and Pope Pius XII. Pope Francis had a special devotion to the icon of the Salus Populi Romani housed in this Basilica. He chose this very Basilica as the site of his final earthly resting place. Over the course of his twelve-year pontificate, Pope Francis prayed before the icon of the Salus Populi Romani one hundred twenty-six times. His first visit took place on March 14, 2013, the day after his election; his last was one week before his death. He made these visits before and after every apostolic journey, as well as during his four hospitalizations at the Gemelli Polyclinic. Seven other popes are already buried in the basilica.
First of all, this basilica and the traditional form of the Mass according to the Roman Rite are linked to Saint Pius V, whose holy remains rest here. He is the pope who has gone down in history as the pontiff of the traditional Roman Rite and the Holy Rosary; thanks to the prayer of the Rosary, Christians won the victory over the enemies of Christendom at Lepanto—against all human expectations. Saint Pius V did not implement a reform of the Mass in the strict sense, for he held the liturgical tradition of the Church of Rome in the highest regard; for centuries, the Church had possessed a rite which—through its doctrinal integrity, ritual beauty, and maturity—required no reform, but rather served as a guarantee and a sure point of reference amid the widespread liturgical anarchy of the sixteenth century, brought about by the Protestant pseudo-reforms. Drawing on this venerable tradition and his own holiness, Saint Pius V guaranteed—in a particularly solemn manner, through the Apostolic Constitution *Quo Primum*—the free and perpetual use of the traditional form of the Mass to all priests of the Roman Rite; he expressly established that no priest could ever be compelled to celebrate Holy Mass according to a form other than that of the missal he had promulgated, and that his Apostolic Constitution *Quo Primum* could not be revoked in the future. Thus, Saint Pius V, in a sense, canonized the traditional rite of the Mass. Consequently, no Roman pontiff has ever dared to revoke or “decanonize” *Quo Primum*, a fact acknowledged by Pope Benedict XVI, who affirmed that this form of celebrating the sacrifice of the Mass had never been abrogated (see the Apostolic Letter *Summorum Pontificum* of July 7, 2007).
We are in a basilica that also houses the statue of the Mother of God under the title "Queen of Peace," placed there at the behest of Pope Benedict XV. The Virgin Mary, Queen of Peace, is seated on a throne holding the Child Jesus, who is poised to let the olive branch fall. The Virgin’s face expresses sorrow and sadness, and with her raised arm, she implores an end to hostilities. On the pedestal, a dove waits anxiously for the olive branch to fall so it may carry the message of peace to mankind. A great number of Catholics worldwide—particularly the younger generation and young families—harbor a legitimate desire to participate in Holy Mass in the traditional form. Pope John Paul II regarded the faithful's desire for this liturgical form as legitimate, urging bishops to respond generously to it (see Apostolic Letter Ecclesia Dei). Through this liturgical form, the faithful seek to unite themselves spiritually with the saints and their own ancestors; they desire to experience—with eyes, ears, and heart—that ritual form of the Mass which nourished and strengthened so many saints, martyrs, and confessors in their Christian lives. Yet today, due to rigid regulatory restrictions and pastoral discrimination, these faithful—especially the young—feel treated as second-class Catholics. Nevertheless, they harbor no bitterness; instead, they continue to love their Mother, the Church, even if, for the moment, they do not feel understood by that very Mother—by the Church of Rome.
If the Lateran Basilica is the “Mother and Head of all the churches of the City and of the world,” the Basilica of Saint Mary Major is the “Mother and Head of all the Marian shrines of the world.” May the saints and popes who have a special connection to this Marian shrine of ours implore from the Mother of God—the Salus Populi Romani and Regina Pacis —the grace that the olive branch, held in the hand of the Infant Jesus in the lap of the Regina Pacis, may fall upon us and bring us the long-awaited liturgical peace, the peace that restores the full and non-discriminatory use of the traditional form of the Roman Rite. May those in the Church who bear responsibility foster the advent of this liturgical peace by allowing themselves to be moved by the voice of the Regina Pacis and by that of the Church’s youngest children—marginalized in liturgical matters—while also bearing in mind the words of John Paul II: “In the Roman Missal, known as that of St. Pius V… there are beautiful prayers through which the priest expresses the deepest sense of humility and reverence before the holy mysteries: they reveal the very essence of any Liturgy” (Message to the participants in the Plenary Assembly of the Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments, September 21, 2001), and those of Pope Francis, who praised the Orthodox Churches for having preserved their “pristine liturgy, so beautiful,” saying: “We have lost some of our sense of adoration.” “They preserve it; they worship God; time does not matter. God is at the center, and this is a treasure” (Press conference on the return flight from the trip to Brazil on July 28, 2013). Today, Pope Francis might perhaps say to his successor and to the bishops: “Restore and preserve the original and most beautiful form of the Roman Rite, canonized by St. Pius V.” This form of the Mass was the one from Pope Francis’s youth and the Mass of his conversion. This form of the Mass was the one from Pope Leo XIV’s childhood and First Communion. O Mary, Mother of God, O Salus Populi Romani, O Regina pacis, bring us the olive branch from the hand of the Child Jesus for the coming of liturgical peace, which will ensure the full and free use of the traditional Roman Rite, so that we may experience once again that the Roman Church is our Mother. Amen."
+ Athanasius Schneider, Auxiliary Bishop of Mary Most Holy in Astana
Questa traduzione è stata realizzata con l'ausilio dell'intelligenza artificiale sulla base della versione originale in francese allegata al presente documento. Non esitate a segnalarci eventuali errori che dovreste riscontrare

«O Maria, porta il ramoscello d’ulivo della Pace liturgica!»
Pubblichiamo qui il testo dell’omelia pronunciata da Athanasius Schneider durante la Messa che ha celebrato per i pellegrini «Summorum Pontificum», il 24 ottobre 2026, a Roma, in Santa Maria Maggiore. Nella basilica gremita di fedeli, non lontano dalla tomba di san Pio V, il vescovo che accompagnava il XV pellegrinaggio «Ad Petri Sedem» ha parlato della Messa tradizionale, mai abolita. Ha implorato la Regina della Pace di portarla a questi cattolici tradizionali, trattati «come cattolici di seconda classe». » Ciononostante, non provano rancore: «continuano ad amare la loro Madre, la Chiesa di Roma, anche se, per il momento, non si sentono compresi da essa». Si apprezzerà il ritratto che mons. Schneider fa del defunto papa Francesco, ormai sotto lo sguardo dell’eternità, che potrebbe benissimo consigliare a papa Leone di ripristinare la Messa di san Pio V…
"Sia lodato Gesù Cristo! Cari fratelli e sorelle in Cristo! La Santa Chiesa, la Cattedra di San Pietro, è nostra Madre. Noi siamo figli della Chiesa ed è per questo che l'espressione "Santa Madre Chiesa" è così cara a tutti i veri cattolici. La Chiesa è madre perché esiste un'altra Madre, quell'unica Madre che è immacolata, che è sempre vergine: è la Santissima Vergine Maria, Madre di Dio e Madre nostra. Abbiamo la grande gioia di poter celebrare in questo momento e in questa basilica – nella casa di nostra Madre –, la Santa Messa secondo la medesima forma venerabile in cui tanti Papi e innumerevoli generazioni di sacerdoti l'hanno celebrata in questo luogo. Qui alcuni santi e papi hanno celebrato la loro prima Santa Messa, come ad esempio Sant'Ignazio di Loyola e Papa Pio XII. Papa Francesco nutriva una particolare devozione per l'icona della Salus Populi Romani custodita in questa Basilica. Egli scelse proprio questa Basilica come luogo della sua ultima dimora terrena. Nel corso dei dodici anni del suo pontificato, Papa Francesco pregò davanti all'icona della Salus Populi Romani per cento venti sei volte. La sua prima visita avvenne il 14 marzo 2013, il giorno successivo alla sua elezione; l'ultima una settimana prima della sua morte. Egli compiva queste visite prima e dopo ogni viaggio apostolico, nonché durante i suoi quattro ricoveri presso il Policlinico Gemelli. Nella Basilica sono già sepolti altri sette Papi.
Innanzitutto, questa basilica e la forma tradizionale della Messa secondo il rito romano sono legate a San Pio V, il cui corpo santo riposa qui. È il papa che è passato alla posterità come il pontefice del rito romano tradizionale e del Santo Rosario; grazie alla preghiera del rosario, i cristiani ottennero la vittoria sui nemici della cristianità a Lepanto — contro ogni aspettativa umana. San Pio V non attuò una riforma del rito della Messa in senso stretto, poiché nutriva un profondo rispetto per la tradizione liturgica della Chiesa di Roma; questa possedeva da secoli un rito che — per la sua integrità dottrinale, la sua bellezza rituale e la sua maturità — non necessitava di alcuna riforma, ma fungeva al contrario da garanzia e da punto di riferimento sicuro in mezzo all’anarchia liturgica generalizzata del XVI secolo, provocata dalle pseudo-riforme protestanti. Forte di questa venerabile tradizione e della sua santità, san Pio V garantì — in modo particolarmente solenne, con la costituzione apostolica *Quo Primum* — il libero e perpetuo uso della forma tradizionale della Messa a tutti i sacerdoti del rito romano; stabilisce espressamente che nessun sacerdote potrà mai essere costretto a celebrare la Santa Messa secondo una forma diversa da quella del messale da lui promulgato, e che la sua costituzione apostolica Quo Primum non potrà essere revocata in futuro. In questo modo, san Pio V ha in un certo senso canonizzato il rito tradizionale della Messa. Di conseguenza, nessun pontefice romano ha mai osato revocare o «decanonizzare» la Quo Primum, fatto riconosciuto da papa Benedetto XVI, il quale ha affermato che questa forma di celebrazione del sacrificio della Messa non era mai stata abrogata (cfr. Lettera apostolica Summorum Pontificum del 7 luglio 2007).
Ci troviamo in una basilica che ospita anche la statua della Madre di Dio sotto il titolo di “Regina della Pace”, collocata lì per volere di Papa Benedetto XV. La Vergine Maria, Regina della Pace, è seduta su un trono e tiene in braccio il Bambino Gesù, che sta per lasciar cadere il ramo d’ulivo. Il volto della Vergine esprime dolore e tristezza e, con il braccio alzato, implora la fine delle ostilità. Sul piedistallo, una colomba attende con ansia che il ramo d’ulivo cada per poter portare il messaggio di pace all’umanità. Un gran numero di cattolici in tutto il mondo — in particolare le giovani generazioni e le giovani famiglie — nutre il legittimo desiderio di partecipare alla Santa Messa nella forma tradizionale. Papa Giovanni Paolo II considerava legittimo il desiderio dei fedeli riguardo a questa forma liturgica, esortando i vescovi a rispondervi generosamente (cfr. Lettera apostolica Ecclesia Dei). Attraverso questa forma liturgica, i fedeli cercano di unirsi spiritualmente ai santi e ai propri antenati; desiderano sperimentare — con gli occhi, le orecchie e il cuore — quella forma rituale della Messa che ha nutrito e rafforzato tanti santi, martiri e confessori nella loro vita cristiana. Eppure oggi, a causa di rigide restrizioni normative e di discriminazioni pastorali, questi fedeli – specialmente i giovani – si sentono trattati come cattolici di seconda classe. Ciononostante, non nutrono alcuna amarezza; al contrario, continuano ad amare la loro Madre, la Chiesa, anche se, per il momento, non si sentono compresi proprio da quella stessa Madre – dalla Chiesa di Roma.
Se la Basilica Lateranense è la «Madre e il Capo di tutte le chiese dell’Urbe e dell’orbe», la Basilica di Santa Maria Maggiore è la «Madre e il Capo di tutti i santuari mariani del mondo». Possano i santi e i papi che hanno un legame particolare con questo nostro Santuario Mariano implorare dalla Madre di Dio – la Salus Populi Romani e Regina Pacis – la grazia che il ramoscello d'ulivo, retto dalla mano di Gesù Bambino in grembo alla Regina Pacis, cada su di noi e ci rechi la tanto sospirata pace liturgica, quella che restituisca l'uso pieno e senza discriminazioni della forma tradizionale del Rito Romano. Possano coloro che nella Chiesa hanno la responsabilità favorire l'avvento di tale pace liturgica lasciandosi toccare dalla voce della Regina Pacis e da quella dei figli più piccoli della Chiesa – emarginati sul piano liturgico –, memori anche delle parole di Giovanni Paolo II: « Nel Messale Romano, detto di San Pio V… vi sono bellissime preghiere con le quali il sacerdote esprime il più profondo senso di umiltà e di riverenza di fronte ai santi misteri: esse rivelano la sostanza stessa di qualsiasi Liturgia» (Messaggio ai partecipanti all’Assemblea Plenaria della Congregazione per il Culto Divino e la Disciplina dei Sacramenti. 21 settembre 2001), e di quelle di Papa Francesco il quale lodava le Chiese ortodosse per il fatto che loro hanno conservato la loro “pristina liturgia, tanto bella”, dicendo: “Noi abbiamo perso un po’ il senso dell’adorazione. Loro lo conservano, loro adorano Dio, il tempo non conta. Il centro è Dio, e questa è una ricchezza» (Conferenza stampa sul volo di ritorno dal viaggio in Brasile il 28 luglio 2013). Oggi Papa Francesco potrebbe forse dire al suo successore e ai vescovi: “Restituite e conservate la pristina e tanto bella forma del Rito Romano, canonizzata da san Pio V”. Questa forma della Messa era quella della gioventù di Papa Francesco e la messa della sua conversione. Questa forma della Messa era quella dell’infanzia e della Prima Comunione di Papa Leone XIV. O Maria, Madre di Dio, o Salus Populi Romani, o Regina pacis, portaci il ramoscello d'ulivo dalla mano di Gesù Bambino per la venuta della pace liturgica la quale assicurerà il pieno libero uso del tradizionale Rito Romano, affinché possiamo sperimentare nuovamente che la Chiesa Romana è nostra Madre. Amen."
+ Athanasius Schneider, Vescovo Ausiliare di Maria Santissima in Astana
Esta traducción se ha realizado mediante inteligencia artificial a partir de la versión original en francés adjunta a este documento. No dude en comunicarnos cualquier error que detecte

«¡Oh, María, traed la ramita de olivo de la Paz litúrgica!»
Publicamos aquí el texto de la homilía pronunciada por el Sr. Athanasius Schneider durante la misa que celebró para los peregrinos de «Summorum Pontificum» el 24 de octubre de 2026 en Roma, en Santa María la Mayor. En la basílica abarrotada, no lejos de la tumba de san Pío V, el obispo que acompañaba a la XV peregrinación «Ad Petri Sedem» habló de la misa tradicional, que nunca ha sido abolida. Imploró a la Reina de la Paz que la trajera a estos católicos tradicionales, tratados «como católicos de segunda clase». » Sin embargo, no están amargados: «siguen amando a su Madre, la Iglesia de Roma, aunque, por el momento, no se sientan comprendidos por ella». Cabe destacar la imagen que monseñor Schneider evoca del difunto papa Francisco, ahora bajo la mirada de la eternidad, quien bien podría aconsejar al papa León que restableciera la misa de San Pío V…
"¡Alabado sea Jesucristo! ¡Queridos hermanos y hermanas en Cristo! La Santa Iglesia, la Cátedra de San Pedro, es nuestra Madre. Somos hijos de la Iglesia y por eso la expresión «Santa Madre Iglesia» es tan querida para todos los verdaderos católicos. La Iglesia es madre porque existe otra Madre, esa única Madre que es inmaculada, que es siempre virgen: es la Santísima Virgen María, Madre de Dios y nuestra Madre. Tenemos la gran alegría de poder celebrar en este momento y en esta basílica —en la casa de nuestra Madre— la Santa Misa según la misma forma venerable en la que tantos Papas e innumerables generaciones de sacerdotes la han celebrado en este lugar. Aquí algunos santos y Papas celebraron su primera Santa Misa, como, por ejemplo, San Ignacio de Loyola y el Papa Pío XII. El papa Francisco sentía una devoción especial por el icono de la Salus Populi Romani que se conserva en esta basílica. Él mismo eligió precisamente esta basílica como lugar de su última morada terrenal. A lo largo de los doce años de su pontificado, el papa Francisco rezó ante el icono de la Salus Populi Romani ciento veintiséis veces. Su primera visita tuvo lugar el 14 de marzo de 2013, al día siguiente de su elección; la última, una semana antes de su fallecimiento. Realizaba estas visitas antes y después de cada viaje apostólico, así como durante sus cuatro ingresos en el Policlínico Gemelli. En la basílica ya están enterrados otros siete papas.
En primer lugar, esta basílica y la forma tradicional de la misa del rito romano están vinculadas a San Pío V, cuyo cuerpo santo descansa aquí. Es el papa que ha pasado a la posteridad como el pontífice del rito romano tradicional y del santo rosario; gracias a la oración del rosario, los cristianos obtuvieron la victoria sobre los enemigos de la cristiandad en Lepanto, contra todo pronóstico humano. San Pío V no llevó a cabo una reforma del rito de la misa en sentido estricto, pues sentía un profundo respeto por la tradición litúrgica de la Iglesia de Roma; esta poseía desde hacía siglos un rito que —por su integridad doctrinal, su belleza ritual y su madurez— no necesitaba ninguna reforma, sino que, por el contrario, servía de garantía y de punto de referencia seguro en medio de la anarquía litúrgica generalizada del siglo XVI, provocada por las pseudorreformas protestantes. Fortalecido por esta venerable tradición y por su santidad, san Pío V garantizó —de manera especialmente solemne, mediante la constitución apostólica Quo Primum— el uso libre y perpetuo de la forma tradicional de la misa a todos los sacerdotes del rito romano; establece expresamente que ningún sacerdote podría verse obligado jamás a celebrar la Santa Misa según una forma distinta a la del misal que él mismo había promulgado, y que su constitución apostólica Quo Primum no podría ser revocada en el futuro. Así, San Pío V canonizó, en cierto modo, el rito tradicional de la misa. Por lo tanto, ningún pontífice romano se ha atrevido jamás a revocar o «descanonizar» Quo Primum, hecho reconocido por el papa Benedicto XVI, quien afirmó que esta forma de celebrar el sacrificio de la misa nunca había sido derogada (véase la Carta Apostólica Summorum Pontificum, de 7 de julio de 2007).
Nos encontramos en una basílica que también alberga la estatua de la Madre de Dios bajo el título de «Reina de la Paz», colocada allí a instancias del papa Benedicto XV. La Virgen María, Reina de la Paz, está sentada en un trono sosteniendo al Niño Jesús, que está a punto de dejar caer la rama de olivo. El rostro de la Virgen expresa dolor y tristeza, y con el brazo levantado implora el fin de las hostilidades. Sobre el pedestal, una paloma espera ansiosa a que caiga la rama de olivo para poder llevar el mensaje de paz a la humanidad. Un gran número de católicos de todo el mundo —especialmente la generación más joven y las familias jóvenes— albergan un deseo legítimo de participar en la Santa Misa en su forma tradicional. El papa Juan Pablo II consideró legítimo el deseo de los fieles por esta forma litúrgica, instando a los obispos a responder generosamente a él (véase la Carta Apostólica Ecclesia Dei). A través de esta forma litúrgica, los fieles buscan unirse espiritualmente con los santos y con sus propios antepasados; desean experimentar —con los ojos, los oídos y el corazón— esa forma ritual de la misa que alimentó y fortaleció a tantos santos, mártires y confesores en sus vidas cristianas. Sin embargo, hoy en día, debido a rígidas restricciones normativas y a la discriminación pastoral, estos fieles —especialmente los jóvenes— se sienten tratados como católicos de segunda clase. No obstante, no albergan resentimiento alguno; al contrario, siguen amando a su Madre, la Iglesia, aunque, por el momento, no se sientan comprendidos por esa misma Madre: la Iglesia de Roma.
Si la Basílica de San Juan de Letrán es la «Madre y Cabeza de todas las iglesias de la Urbe y del mundo», la Basílica de Santa María la Mayor es la «Madre y Cabeza de todos los santuarios marianos del mundo». Que los santos y los papas que tienen un vínculo especial con este nuestro santuario mariano imploren a la Madre de Dios —la Salus Populi Romani y la Regina Pacis— — la gracia de que la ramita de olivo, sostenida por la mano del Niño Jesús en el regazo de la Regina Pacis, caiga sobre nosotros y nos traiga la tan anhelada paz litúrgica, aquella que restablezca el uso pleno y sin discriminaciones de la forma tradicional del Rito Romano. Que aquellos que en la Iglesia tienen la responsabilidad de favorecer la llegada de dicha paz litúrgica se dejen conmover por la voz de la Regina Pacis y por la de los hijos más pequeños de la Iglesia —marginados en el ámbito litúrgico—, recordando también las palabras de Juan Pablo II: «En el Misal Romano, llamado de San Pío V… hay oraciones bellísimas con las que el sacerdote expresa el más profundo sentido de humildad y reverencia ante los santos misterios: revelan la esencia misma de cualquier liturgia» (Mensaje a los participantes en la Asamblea Plenaria de la Congregación para el Culto Divino y la Disciplina de los Sacramentos. 21 de septiembre de 2001), y de las del papa Francisco, quien elogiaba a las Iglesias ortodoxas por haber conservado su «liturgia primitiva, tan bella», diciendo: «Hemos perdido un poco el sentido de la adoración». «Ellos lo conservan, adoran a Dios, el tiempo no importa. El centro es Dios, y eso es una riqueza» (Rueda de prensa durante el vuelo de regreso del viaje a Brasil, el 28 de julio de 2013). Hoy, el papa Francisco podría decir tal vez a su sucesor y a los obispos: «Recuperad y conservad la forma primitiva y tan hermosa del Rito Romano, canonizada por san Pío V». Esta forma de la misa fue la de la juventud del papa Francisco y la misa de su conversión. Esta forma de la misa fue la de la infancia y la Primera Comunión del papa León XIV. Oh María, Madre de Dios, oh Salus Populi Romani, oh Regina pacis, tráenos la ramita de olivo de la mano del Niño Jesús para la llegada de la paz litúrgica, que garantizará el pleno y libre uso del Rito Romano tradicional, para que podamos experimentar de nuevo que la Iglesia Romana es nuestra Madre. Amén."
+ Athanasius Schneider, obispo auxiliar de María Santísima en Astana

„O Maria, bringe den Olivenzweig des liturgischen Friedens!“
Wir veröffentlichen hier den Text der Predigt, die Athanasius Schneider anlässlich der Messe hielt, die er am 24. Oktober 2026 in Rom in der Basilika Santa Maria Maggiore für die Pilger von „Summorum Pontificum“ zelebrierte. In der bis auf den letzten Platz gefüllten Basilika, unweit des Grabes des heiligen Pius V., sprach der Bischof, der die 15. Wallfahrt „Ad Petri Sedem“ begleitete, über die traditionelle Messe, die niemals abgeschafft wurde. Er flehte die Königin des Friedens an, diesen traditionellen Katholiken, die „wie Katholiken zweiter Klasse“ behandelt werden, den Frieden zu bringen. “ Dennoch sind sie nicht verbittert: „Sie lieben weiterhin ihre Mutter, die Kirche von Rom, auch wenn sie sich von ihr derzeit nicht verstanden fühlen.“ Man wird die Vorstellung zu schätzen wissen, mit der Bischof Schneider sich den verstorbenen Papst Franziskus vorstellt, der nun unter dem Blick der Ewigkeit steht und Papst Leo durchaus raten könnte, die Messe des heiligen Pius V. wieder einzuführen…
"Liebe Brüder und Schwestern in Christus!
Die heilige Kirche, der Stuhl des heiligen Petrus, ist unsere Mutter. Wir sind Kinder der Kirche, und deshalb ist allen wahren Katholiken die Bezeichnung „heilige Mutter Kirche“ so teuer. Die Kirche ist Mutter, weil es eine andere Mutter gibt, jene eine Mutter, die unbefleckt und immerwährende Jungfrau ist: die allerseligste Jungfrau Maria, die Mutter Gottes und unsere Mutter.
Es ist uns eine große Freude, dass wir in diesem Augenblick und in dieser Basilika – im Haus unse-rer Mutter – die heilige Messe in derselben ehrwürdigen Form feiern dürfen, in der sie hier so viele Päpste und unzählige Generationen von Priestern gefeiert haben. Hier haben mehrere Heilige und Päpste ihre erste heilige Messe gefeiert, darunter der heilige Ignatius von Loyola und Papst Pius XII.
Papst Franziskus verehrte in besonderer Weise die Ikone der Salus Populi Romani, die in dieser Basi-lika aufbewahrt wird. Eben diese Basilika erwählte er zu seiner letzten irdischen Ruhestätte. In den zwölf Jahren seines Pontifikats betete Papst Franziskus hundertsechsundzwanzigmal vor der Ikone der Salus Populi Romani. Sein erster Besuch fand am 14. März 2013 statt, am Tag nach seiner Wahl; sein letzter eine Woche vor seinem Tod. Er kam vor und nach jeder apostolischen Reise hierher so-wie während seiner vier Krankenhausaufenthalte in der Gemelli-Klinik. Sieben weitere Päpste sind in der Basilika bestattet.
Diese Basilika und die überlieferte Form der Messe im römischen Ritus sind ganz real mit dem heili-gen Pius V. verbunden, dessen heiliger Leib hier ruht. Er ist als Papst des überlieferten römischen Ritus und des heiligen Rosenkranzes in die Geschichte eingegangen. Dank des Rosenkranzgebets errangen die Christen bei Lepanto wider alles menschliche Erwarten den Sieg über die Feinde der Christenheit.
Der heilige Pius V. nahm keine Reform des Messritus im strengen Sinne vor, denn er war beseelt von einer tiefen Ehrfurcht vor der liturgischen Überlieferung der Kirche von Rom. Seit Jahrhunder-ten besaß die Kirche von Rom einen Ritus, der aufgrund seiner Unversehrtheit in der Lehre, seiner rituellen Schönheit und seiner Reife keiner Reform bedurfte. Vielmehr bot er inmitten der weit ver-breiteten liturgischen Anarchie des 16. Jahrhunderts, die durch die protestantischen Pseudoreformen hervorgerufen worden war, Gewähr und einen sicheren Bezugspunkt.
Durch die apostolische Konstitution Quo Primum und gestützt auf diese ehrwürdige Überlieferung und ihre Heiligkeit garantierte der heilige Pius V. in besonders feierlicher Weise allen Priestern des römischen Ritus den freien und immerwährenden Gebrauch der überlieferten Form der Messe. Er bestimmte ausdrücklich, dass niemals ein Priester gezwungen werden dürfe, die heilige Messe in einer anderen Form als der des von ihm promulgierten Messbuchs zu feiern, und dass seine apostoli-sche Konstitution Quo Primum auch in Zukunft nicht widerrufen werden könne. Damit hat der hei-lige Pius V. den überlieferten Messritus gewissermaßen kanonisiert. Folglich hat es kein römischer Papst je gewagt, Quo Primum zu widerrufen oder zu „entkanonisieren“. Dies erkannte Papst Bene-dikt XVI. an, als er bekräftigte, dass diese Form der Feier des Messopfers niemals abgeschafft worden sei (vgl. das Apostolische Schreiben Summorum Pontificum vom 7. Juli 2007).
Wir befinden uns in einer Basilika, die auch die Statue der Mutter Gottes unter dem Titel „Königin des Friedens“ beherbergt; diese Statue wurde auf Geheiß von Papst Benedikt XV. hier aufgestellt. Die Jungfrau Maria, Königin des Friedens, sitzt auf einem Thron und hält das Jesuskind, das im Begriff ist, den Olivenzweig fallen zu lassen. Das Antlitz der Jungfrau drückt Schmerz und Trauer aus, und mit erhobenem Arm fleht sie um ein Ende der Feindseligkeiten. Auf dem Sockel wartet eine Taube sehnsüchtig darauf, dass der Olivenzweig herabfällt, damit sie der Menschheit die Frie-densbotschaft überbringen kann. Sehr viele Katholiken weltweit – insbesondere Angehörige der jün-geren Generation und junge Familien – hegen den berechtigten Wunsch, an der heiligen Messe in ihrer überlieferten Form teilzunehmen.
Papst Johannes Paul II. hielt den Wunsch der Gläubigen nach dieser liturgischen Form für berech-tigt und forderte die Bischöfe auf, ihm großzügig zu entsprechen (siehe das Apostolische Schreiben Ecclesia Dei). Durch diese liturgische Form suchen die Gläubigen die geistliche Verbundenheit mit den Heiligen und ihren eigenen Vorfahren; sie sehnen sich danach, mit eigenen Augen, Ohren und Herzen jene rituelle Form der Messe zu erfahren, die so viele Heilige, Märtyrer und Bekenner in ihrem christlichen Leben genährt und gestärkt hat. Doch heute fühlen sich diese Gläubigen – insbe-sondere die jungen – aufgrund starrer rechtlicher Beschränkungen und pastoraler Diskriminierung als Katholiken zweiter Klasse behandelt. Trotzdem hegen sie keine Bitterkeit, sondern hören. nicht auf, ihre Mutter, die Kirche, zu lieben, auch wenn sie sich gegenwärtig von eben dieser Mutter – von der Kirche von Rom – nicht verstanden fühlen.
Wenn die Lateranbasilika „die „Mutter und das Haupt aller Kirchen der Stadt [Rom] und des Erd-kreises“ ist, dann ist die Basilika Santa Maria Maggiore „die Mutter und das Haupt aller Marien-heiligtümer der Welt“.
Mögen die Heiligen und Päpste, die unserem Marienheiligtum besonders verbunden sind, die Mutter Gottes – die Salus Populi Romani und Regina Pacis – anflehen, uns die Gnade zu erwirken, dass der Olivenzweig aus der Hand des Jesuskindes auf den Armen der Regina Pacis auf uns herabfalle und uns den ersehnten liturgischen Frieden bringe: einen Frieden, der den uneingeschränkten Gebrauch der überlieferten Form des römischen Ritus ohne Diskriminierung wiederherstellen würde.
Mögen die Verantwortlichen in der Kirche das Kommen eines solchen liturgischen Friedens fördern und sich von der Stimme der Regina Pacis und der kleinsten Kinder der Kirche berühren lassen, die im Bereich der Liturgie an den Rand gedrängt worden sind. Mögen sie auch diese Worte Johannes Pauls II. beherzigen: „Im Römischen Messbuch, das als das Messbuch des heiligen Pius V. bekannt ist, … finden sich sehr schöne Gebete, mit denen der Priester tiefste Demut und Ehrfurcht vor den heiligen Geheimnissen zum Ausdruck bringt: In ihnen offenbart sich das eigentliche Wesen jeder Liturgie“ (Botschaft an die Teilnehmer der Vollversammlung der Kongregation für den Gottesdienst und die Sakramentenordnung, 21. September 2001).
Und mögen sie die Worte von Papst Franziskus bedenken, der die orthodoxen Kirchen dafür lobte, dass sie ihre „ursprüngliche“ und „sehr schöne“ Liturgie bewahrt hätten, und sagte: „Wir haben den Sinn für die Anbetung ein wenig verloren. Die Orthodoxen haben ihn bewahrt; sie loben Gott, sie beten Gott an, sie singen, die Zeit spielt keine Rolle. Gott steht im Mittelpunkt, und … das ist ein Reichtum.“ (Pressekonferenz auf dem Rückflug von der apostolischen Reise nach Brasilien, 28. Juli 2013). Heute würde Papst Franziskus seinem Nachfolger und den Bischöfen vielleicht sagen: „Stellt die ursprüngliche und sehr schöne Form des römischen Ritus, die der heilige Pius V. kanoni-siert hat, wieder her und bewahrt sie.“ Diese Form der Messe war die Messe der Jugend von Papst Franziskus und die Messe seiner Bekehrung. Diese Form der Messe war die Messe der Kindheit und der Erstkommunion von Papst Leo XIV.
O Maria, Mutter Gottes, o Salus Populi Romani, o Regina Pacis, bringe uns den Olivenzweig aus der Hand des Jesuskindes als Vorboten des kommenden liturgischen Friedens, der den uneingeschränk-ten und freien Gebrauch des überlieferten römischen Ritus gewährleisten wird, damit wir wieder erfahren dürfen, dass die Kirche von Rom unsere Mutter ist. Amen."
+ Athanasius Schneider, Weihbischof von St. Maria zu Astana