Notre lettre 1370 publiée le 13 maio 2026

LE VETUS ORDO,

UNE LITURGIE PLUS QUE JAMAIS MISSIONNAIRE

QUI A DE BEAUX JOURS DEVANT ELLE

Click here for the English version
Clicca qui per la versione italiana
Haga clic aquí para la versión en español


Comme nous l’avons vu dans notre lettre 1370, le culte divin s’adresse au premier chef à Dieu. La sainte liturgie est d’abord un culte rendu à Dieu. Mais ce culte se réalise bien sûr au bénéfice de l’Eglise universelle selon la formule de saint Paul : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! » (Ro 8, 28). Le pape Benoît XVI l’avait d’ailleurs rappelé lors de son homélie sur l’esplanade des Invalides à Paris, en septembre 2008 : « Une seule messe peut sauver le monde » La liturgie, en tant qu’elle est censée être le langage du Ciel, entraîne avec elle son cortège de grâces : en glorifiant Dieu, elle contribue à la paix sur la terre. Cette paix, ces bienfaits ont un inévitable aspect missionnaire pour les pèlerins d’éternité que nous sommes.

A cet égard, plus que jamais, nous pouvons le dire sans fard, le Vetus Ordo offre un cadre liturgique hautement profitable pour les âmes. La liturgie traditionnelle déploie en effet sous les yeux des fidèles un ensemble extrêmement rassurant de manières de faire, profondément enracinées dans l’expérience spirituelle de l’Eglise. La liturgie traditionnelle offre un corpus pédagogique étourdissant de pertinence, tiré de sa sagesse de la connaissance des âmes à travers les siècles. Le rit tridentin, en ce sens, n’est pas seulement un culte adressé à Dieu, mais un véritable envoi en mission pour les fidèles. Un envoi en mission pour convertir son âme. Mais aussi pour communiquer aux autres cette transformation intérieure suggérée par le fond de la liturgie traditionnelle.

Dans un monde rempli d’incertitudes et en perte notable de repères (valeur de la vie, place de l’autorité, sens des responsabilités, respect du sacré, etc.), l’écosystème traditionnel s’avère être plus que jamais missionnaire.

Quelle est donc justement la réalité pastorale des lieux de culte où se célèbrent la messe tridentine ? Qu’observe-t-on dans les églises ou chapelles où se déploient la liturgie ancienne ? Citons quelques exemples auxquels les fidèles eux-mêmes ont recours pour témoigner de ce qui les comble dans le Vetus Ordo.

La sacristie. « Montre-moi la sacristie de ta paroisse et je te dirai quelle paroisse tu es » Les lieux de culte où se célèbre le rit tridentin se distinguent le plus souvent par une sacristie vivante, soignée et rangée. L’importance donnée au culte dans la liturgie traditionnelle impose cette rigueur. Du reste, l’enseignement liturgique traditionnel rappelle que chaque cérémonie commence dans la sacristie, lieu de choix qui se veut l’antichambre du Ciel.

Le service de messe. Un climat de respect entoure les jeunes qui ont l’honneur de s’approcher de l’autel et de servir la liturgie. Leur tenue, leurs gestes, leur attention : toute leur attitude doit exprimer au quidam entré dans l’église à l’heure de la messe qu’il se passe ici quelque chose qui n’a rien d’anodin. Le service de messe cherche à représenter la liturgie du Ciel. Bien sûr, cette réalité peut se retrouver dans des lieux où se célèbre la liturgie nouvelle. Mais qu’il soit permis d’apporter cette nuance : la culture du soin liturgique et de l’estime pour ceux qui servent la messe est consubstantielle à l’esprit du Vetus Ordo. D’ailleurs, le déploiement liturgique étant plus ample dans le Vetus Ordo, la présence d’un service de messe s’avère indispensable.

Le confiteor. La récitation du confiteor par le prêtre seul : quelle leçon pour les fidèles ! Le ministre principal de la messe donne l’exemple. Celui qui va consacrer l’hostie de pain en corps du Christ, avant même de monter à l’autel, témoigne son indigence et sa petitesse en récitant le Confiteor, seul, en premier, devant tous, sans emphase mondaine mais de façon distincte et nette.

Le grégorien. Le chant sacré avec les différents Kyriale grégoriens distribués tout au long des périodes liturgiques donne une coloration admirable à la liturgie traditionnelle. Chacun d’eux enseigne les fidèles et porte leur prière. Les mélodies du temps de l’Avent ne sont pas celles du Temps après la Pentecôte, l’Alleluia remplacé par le Trait dès la Septuagésime, le Vidi Aquam qui remise au placard l’Asperges Me durant le Temps Pascal… On ne dira jamais assez les vertus de cet ordonnancement musical tout au long du cycle liturgique propre au missel de saint Pie V. Ce soin mélodique porté au culte transmet aux âmes un désir de se sublimer pour Dieu et son prochain qu’on aurait tort de sous-estimer.

La chaire à prêcher. Nous autres fidèles le savons bien : les sermons, hélas, peuvent être d’inégales durées, et d’inégales valeurs. Il n’en reste pas moins que la prédication en chaire (lorsqu’elles existent encore !), là aussi est un symbole à elle seule. Montrer le chemin du ciel : cette mission toute tridentine du prêtre, la liturgie ancienne veut certes la signifier aux fidèles, mais elle veut surtout la rappeler aux prêtres eux-mêmes afin qu’ils ne se dérobent pas à leur mission. Monter en chaire n’est pas une affaire de spectacle. Cela oblige le prédicateur au premier chef. Il surplombe l’assistance pour mieux lui montrer le chemin du Ciel. Cette image du prêtre en chaire, version Don Camillo, voilà ce qui parle aux fidèles !

L’orientation à Dieu. L’orientation à Dieu, ad orientem, est certainement (avec l’abandon du latin) l’un des aspects les plus explicites de la réforme liturgique et du retournement psychologique que ce changement a opéré chez les fidèles. Le passage de « on est tous tourné vers Dieu » à « on se regarde, on se fait face » n’est pas relatif. Dans la liturgie traditionnelle, l’orientation du prêtre a, elle aussi, une valeur missionnaire. Les fidèles se savent entraînés dans un sillage. Le célébrant, telle une tête de pont ou un capitaine à l’abordage, se trouve aux premières loges pour emporter avec lui les brebis qui le suivent. Fait significatif de cette orientation à Dieu : la prière de « l’Orate Fratres ». Lorsqu’avant de rentrer dans le cœur nucléaire de la messe, lorsqu’avant de réciter le canon à voix basse, le prêtre se retourne vers les fidèles pour leur dire « Orate Fratres », il délivre en réalité par sa posture un message vertigineux. Dans la messe traditionnelle, pour dire « Orate Fratres » face aux fidèles, le célébrant doit donc se retourner, effectuer un tour complet lentement sur lui-même, en écartant les bras puis en les refermant, avant de se remettre dos aux fidèles et face à Dieu. Cette gestuelle du prêtre, grave et précise, suggère aux fidèles la pensée suivante : « Ça y est, voici l’heure pour mon prêtre ! Il s’apprête à entrer au cœur du cœur de la messe. Maintenant le silence va se faire. Voici venu pour lui le temps d’exprimer à Dieu toutes les intentions de l’Eglise et les nôtres. Mais surtout voici venu le temps pour lui de prendre en propre la place du Christ Prêtre. Ah, il y va seul dans ce combat de prière. Il va porter sur ses épaules de pauvre homme les intentions mêmes du Christ Prêtre. Mon Dieu, quel vertige ! Alors oui mon prêtre, je vais prier pour vous. Voici l’heure ! Soyez fort, nous sommes derrière vous ! »

On pourrait évidemment poursuivre cette liste en bien des domaines, comme la distribution de la communion par le prêtre aux fidèles, à genoux, se présentant à la barrière de communion. Cette séparation perceptible entre la nef et le sanctuaire possède une grande valeur pédagogique. Gustave Thibon évoquait le drame de la société moderne qui veut faire croire que l’on peut entrer partout de plain-pied.

De ce que Tom Hanks affirmait de la vie dans le film Forrest Gump, on pourrait le dire aussi de la liturgie réformée : « La nouvelle messe, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

A l’inverse, la liturgie traditionnelle dégage une certitude missionnaire en ce qu’elle rassure par son… assurance. Une assurance doctrinale, esthétique et verticale qui a fait ses preuves à travers les siècles. Son ambition n’a pas changé : elle reste fixée sur le culte rendu à Dieu et se défend de tout esprit de créativité. Ce dernier, s’il peut, bien entendu, être pétri de bonnes intentions, n’en demeure pas moins privé de la garantie d’être préservé de toute corruption. Corruption d’amour-propre, corruption de recherche du sensationnel ou, pire, corruption de dérives doctrinales. La liturgie traditionnelle, par son hiératisme, sa précision et le souffle d’adoration et de théocentrisme qui la sous-tend s’affirme comme un phare dans la tempête. Tout cela la rend plus que jamais missionnaire en période de troubles.

Et sous ce rapport, elle ne peut avoir que de beaux jours devant elle.

 

THE VETUS ORDO,

A LITURGY THAT IS MORE MISSIONARY THAN EVER

AND HAS A BRIGHT FUTURE AHEAD


This translation was generated using artificial intelligence based on the original French version attached to this document. Please let us know if you find any errors.

As we saw in our Letter 1370, ( Lien ) divine worship is directed first and foremost to God. The sacred liturgy is, above all, worship offered to God. But this worship is, of course, carried out for the benefit of the universal Church, in accordance with St. Paul’s words: “All things work together for good for those who love God! ” (Rom 8:28). Pope Benedict XVI had, in fact, recalled this during his homily on the Esplanade des Invalides in Paris in September 2008: “A single Mass can save the world” The liturgy, insofar as it is meant to be the language of Heaven, brings with it a procession of graces: by glorifying God, it contributes to peace on earth. This peace and these blessings have an inevitable missionary aspect for us, who are pilgrims toward eternity.

In this regard, more than ever, we can say without reservation that the Vetus Ordo offers a liturgical framework that is highly beneficial for souls. The traditional liturgy indeed unfolds before the eyes of the faithful an extremely reassuring set of practices, deeply rooted in the spiritual experience of the Church. The traditional liturgy offers a pedagogical corpus of stunning relevance, drawn from its wisdom and knowledge of souls accumulated over the centuries. The Tridentine Rite, in this sense, is not merely a worship service addressed to God, but a true sending forth on mission for the faithful. A sending forth on a mission to convert one’s soul. But also to communicate to others this inner transformation suggested by the essence of the traditional liturgy.

In a world filled with uncertainty and a marked loss of moral compass (the value of life, the role of authority, a sense of responsibility, respect for the sacred, etc.), the traditional ecosystem proves to be more missionary than ever.

What, then, is the pastoral reality of places of worship where the Tridentine Mass is celebrated? What do we observe in the churches or chapels where the ancient liturgy is celebrated? Let us cite a few examples that the faithful themselves use to testify to what fulfills them in the Vetus Ordo.

The sacristy. “Show me the sacristy of your parish, and I will tell you what kind of parish you are.” Places of worship where the Tridentine rite is celebrated are most often distinguished by a lively, well-kept, and orderly sacristy. The importance given to worship in the traditional liturgy demands this rigor. Moreover, traditional liturgical teaching reminds us that every ceremony begins in the sacristy, a special place intended to be the antechamber of Heaven.

The Mass service. An atmosphere of respect surrounds the young people who have the honor of approaching the altar and serving the liturgy. Their attire, their gestures, their attentiveness: their entire demeanor must convey to the layperson entering the church at Mass time that something is happening here that is by no means trivial. The Mass service seeks to represent the liturgy of Heaven. Of course, this reality can be found in places where the new liturgy is celebrated. But allow me to offer this nuance: the culture of liturgical care and esteem for those who serve at Mass is integral to the spirit of the Vetus Ordo. Moreover, since the liturgical setting is more elaborate in the Vetus Ordo, the presence of a Mass service proves indispensable.

The Confiteor. The recitation of the Confiteor by the priest alone: what a lesson for the faithful! The principal minister of the Mass sets the example. He who is about to consecrate the host of bread into the Body of Christ, even before ascending to the altar, bears witness to his neediness and smallness by reciting the Confiteor, alone, first, before all, without worldly affectation but in a distinct and clear manner.

Gregorian chant. Sacred chant, with the various Gregorian Kyriale distributed throughout the liturgical seasons, lends a wonderful richness to the traditional liturgy. Each one instructs the faithful and carries their prayer. The melodies of Advent are not those of the season after Pentecost; the Alleluia is replaced by the Tract beginning with Septuagesima; the Vidi Aquam supplants the Asperges Me during Eastertide… One can never sufficiently praise the virtues of this musical arrangement throughout the liturgical cycle specific to the Missal of St. Pius V. This melodious care taken in worship instills in souls a desire to elevate themselves for God and their neighbor—a desire that would be wrong to underestimate.

The pulpit. We faithful know this well: sermons, alas, can vary in length and in value. Nevertheless, preaching from the pulpit (where they still exist!) is, in itself, a symbol. Showing the way to heaven: this quintessentially Tridentine mission of the priest is certainly meant to be conveyed to the faithful through the ancient liturgy, but above all, it is meant to remind the priests themselves so that they do not shirk their mission. Ascending the pulpit is not a matter of spectacle. It places the greatest demands on the preacher. He stands above the congregation to better show them the way to Heaven. This image of the priest in the pulpit, in the style of Don Camillo, is what speaks to the faithful!

Orientation toward God. Orientation toward God, ad orientem, is certainly (along with the abandonment of Latin) one of the most explicit aspects of the liturgical reform and of the psychological shift that this change has brought about among the faithful. The shift from “we are all turned toward God” to “we look at one another, we face one another” is not relative. In the traditional liturgy, the priest’s orientation also has a missionary value. The faithful know they are being led in a wake. The celebrant, like a bridgehead or a captain leading the charge, stands in the front row to lead the flock that follows him. A significant expression of this orientation toward God is the “Orate Fratres” prayer. When, before entering the heart of the Mass, before reciting the canon in a low voice, the priest turns toward the faithful to say “Orate Fratres,” he actually conveys a profound message through his posture. In the traditional Mass, to say “Orate Fratres” facing the faithful, the celebrant must therefore turn around, slowly make a full turn on his axis, spreading his arms and then closing them, before turning his back to the faithful and facing God. This solemn and precise gesture of the priest suggests the following thought to the faithful: “Here it is, the hour has come for my priest! He is about to enter the very heart of the Mass. Now silence will fall. The time has come for him to present to God all the intentions of the Church and our own. But above all, the time has come for him to take his place as Christ the Priest. Ah, he goes forth alone into this battle of prayer. He will carry upon his poor man’s shoulders the very intentions of Christ the Priest. My God, how overwhelming! So yes, my priest, I will pray for you. The hour has come! Be strong; we are behind you!

We could, of course, continue this list in many areas, such as the priest distributing Communion to the faithful, who kneel as they approach the communion rail. This perceptible separation between the nave and the sanctuary holds great educational value. Gustave Thibon spoke of the tragedy of modern society, which would have us believe that one can enter anywhere without a threshold.

What Tom Hanks said about life in the movie Forrest Gump could also be said of the reformed liturgy: “The new Mass is like a box of chocolates; you never know what you’re going to get.

Conversely, the traditional liturgy exudes a missionary certainty in that it reassures through its… confidence. A doctrinal, aesthetic, and vertical self-assurance that has proven itself over the centuries. Its ambition has not changed: it remains focused on the worship of God and rejects any spirit of creativity. The latter, while it may, of course, be imbued with good intentions, is nonetheless deprived of the guarantee of being preserved from all corruption. Corruption of self-love, corruption of the pursuit of sensationalism, or, worse, corruption of doctrinal deviations. The traditional liturgy, through its solemnity, its precision, and the spirit of adoration and theocentrism that underlies it, stands as a beacon in the storm. All of this makes it more missionary than ever in times of turmoil.

And in that regard, she has a bright future ahead of her.

 
 

IL VETUS ORDO,

UNA LITURGIA PIÙ CHE MAI MISSIONARIA

CHE HA UN FUTURO RAGGIOSO DAVANTI A SÉ


Questa traduzione è stata realizzata con l'ausilio dell'intelligenza artificiale sulla base della versione originale in francese allegata al presente documento. Non esitate a segnalarci eventuali errori che dovreste riscontrare

Come abbiamo visto nella nostra lettera n. 1370, ( lien ) il culto divino è rivolto in primo luogo a Dio. La santa liturgia è innanzitutto un culto reso a Dio. Ma questo culto si realizza naturalmente a beneficio della Chiesa universale, secondo la formula di san Paolo: «Tutto concorre al bene di coloro che amano Dio! » (Rm 8, 28). Papa Benedetto XVI lo aveva d’altronde ricordato durante la sua omelia sulla spianata degli Invalides a Parigi, nel settembre 2008: «Una sola Messa può salvare il mondo» La liturgia, in quanto è supposta essere il linguaggio del Cielo, porta con sé il suo corteo di grazie: glorificando Dio, contribuisce alla pace sulla terra. Questa pace, questi benefici hanno un inevitabile aspetto missionario per noi, pellegrini dell’eternità.

A questo proposito, più che mai, possiamo dirlo senza mezzi termini, il Vetus Ordo offre un contesto liturgico altamente benefico per le anime. La liturgia tradizionale dispiega infatti agli occhi dei fedeli un insieme estremamente rassicurante di modi di agire, profondamente radicati nell’esperienza spirituale della Chiesa. La liturgia tradizionale offre un corpus pedagogico di straordinaria pertinenza, tratto dalla sua saggezza e dalla conoscenza delle anime attraverso i secoli. Il rito tridentino, in questo senso, non è solo un culto rivolto a Dio, ma un vero e proprio invio in missione per i fedeli. Un invio in missione per convertire la propria anima. Ma anche per trasmettere agli altri quella trasformazione interiore suggerita dal senso profondo della liturgia tradizionale.

In un mondo pieno di incertezze e caratterizzato da una notevole perdita di punti di riferimento (il valore della vita, il ruolo dell’autorità, il senso delle responsabilità, il rispetto del sacro, ecc.), l’ecosistema tradizionale si rivela più che mai missionario.

Qual è quindi la realtà pastorale dei luoghi di culto in cui si celebra la Messa tridentina? Cosa si osserva nelle chiese o nelle cappelle in cui si svolge la liturgia antica? Citiamo alcuni esempi a cui gli stessi fedeli ricorrono per testimoniare ciò che li appaga nel Vetus Ordo.

La sacrestia. «Mostrami la sacrestia della tua parrocchia e ti dirò che tipo di parrocchia sei». I luoghi di culto in cui si celebra il rito tridentino si distinguono molto spesso per una sacrestia viva, curata e ordinata. L’importanza data al culto nella liturgia tradizionale impone questo rigore. Del resto, l’insegnamento liturgico tradizionale ricorda che ogni cerimonia inizia nella sacrestia, luogo d’elezione che vuole essere l’anticamera del Cielo.

Il servizio della Messa. Un clima di rispetto circonda i giovani che hanno l’onore di avvicinarsi all’altare e di servire la liturgia. Il loro abbigliamento, i loro gesti, la loro attenzione: tutto il loro atteggiamento deve esprimere al fedele entrato in chiesa all’ora della Messa che qui sta accadendo qualcosa che non ha nulla di banale. Il servizio liturgico mira a rappresentare la liturgia del Cielo. Naturalmente, questa realtà può ritrovarsi anche nei luoghi in cui si celebra la liturgia nuova. Ma sia consentito aggiungere questa sfumatura: la cultura della cura liturgica e della stima per coloro che prestano servizio durante la Messa è parte integrante dello spirito del Vetus Ordo. Del resto, essendo lo svolgimento liturgico più ampio nel Vetus Ordo, la presenza di un servizio di messa si rivela indispensabile.

Il Confiteor. La recita del Confiteor da parte del solo sacerdote: quale lezione per i fedeli! Il ministro principale della Messa dà l’esempio. Colui che sta per consacrare l’ostia di pane nel corpo di Cristo, prima ancora di salire all’altare, testimonia la sua indigenza e la sua piccolezza recitando il Confiteor, da solo, per primo, davanti a tutti, senza enfasi mondana ma in modo distinto e netto.

Il gregoriano. Il canto sacro con i diversi Kyriale gregoriani distribuiti lungo i periodi liturgici conferisce una coloritura ammirevole alla liturgia tradizionale. Ognuno di essi istruisce i fedeli e porta la loro preghiera. Le melodie del tempo dell’Avvento non sono quelle del tempo dopo la Pentecoste, l’Alleluia sostituito dal Tratto a partire dalla Settantesima, il Vidi Aquam che mette da parte l’Asperges Me durante il tempo pasquale… Non si dirà mai abbastanza delle virtù di questa ordinazione musicale lungo tutto il ciclo liturgico proprio del messale di San Pio V. Questa cura melodica dedicata al culto trasmette alle anime un desiderio di elevarsi a Dio e al prossimo che sarebbe sbagliato sottovalutare.

Il pulpito. Noi fedeli lo sappiamo bene: le omelie, ahimè, possono avere durata e valore diseguali. Resta comunque il fatto che la predicazione dal pulpito (ove ancora esistente!) è anch’essa un simbolo a sé stante. Indicare la via del cielo: questa missione tipicamente tridentina del sacerdote, l’antica liturgia vuole certamente significarla ai fedeli, ma vuole soprattutto ricordarla agli stessi sacerdoti affinché non si sottraggano alla loro missione. Salire in ambone non è una questione di spettacolo. Ciò impegna in primo luogo il predicatore. Egli sovrasta l’assemblea per mostrarle meglio la via del Cielo. Questa immagine del sacerdote in ambone, versione Don Camillo, ecco ciò che parla ai fedeli!

L’orientamento verso Dio. L’orientamento verso Dio, ad orientem, è certamente (insieme all’abbandono del latino) uno degli aspetti più espliciti della riforma liturgica e del cambiamento psicologico che questo cambiamento ha operato nei fedeli. Il passaggio da «siamo tutti rivolti verso Dio» a «ci guardiamo, ci troviamo faccia a faccia» non è secondario. Nella liturgia tradizionale, anche l’orientamento del sacerdote ha un valore missionario. I fedeli sanno di essere trascinati in una scia. Il celebrante, come una testa di ponte o un capitano all’arrembaggio, si trova in prima fila per condurre con sé le pecorelle che lo seguono. Un elemento significativo di questo orientamento verso Dio è la preghiera dell’«Orate Fratres». Quando, prima di entrare nel cuore della Messa, prima di recitare il canone a bassa voce, il sacerdote si volta verso i fedeli per dire loro «Orate Fratres», in realtà trasmette, con la sua postura, un messaggio vertiginoso. Nella Messa tradizionale, per dire «Orate Fratres» di fronte ai fedeli, il celebrante deve quindi voltarsi, compiere lentamente un giro completo su se stesso, allargando le braccia e poi richiudendole, prima di tornare con le spalle ai fedeli e di fronte a Dio. Questa gestualità del sacerdote, solenne e precisa, suggerisce ai fedeli il seguente pensiero: «Ci siamo, è giunta l’ora per il mio sacerdote! Si appresta ad entrare nel cuore del cuore della Messa. Ora calerà il silenzio. È giunto per lui il momento di esprimere a Dio tutte le intenzioni della Chiesa e le nostre. Ma soprattutto è giunto per lui il momento di prendere il posto di Cristo Sacerdote. Ah, ci va da solo in questa battaglia di preghiera. Porterà sulle sue spalle di povero uomo le intenzioni stesse di Cristo Sacerdote. Mio Dio, che vertigine! Allora sì, mio sacerdote, pregherò per te. È giunta l’ora! Sii forte, noi siamo con te!»

Si potrebbe ovviamente continuare questo elenco in molti ambiti, come la distribuzione della comunione da parte del sacerdote ai fedeli, in ginocchio, che si presentano alla balaustra della comunione. Questa separazione tangibile tra la navata e il santuario possiede un grande valore educativo. Gustave Thibon evocava il dramma della società moderna che vuole far credere che si possa entrare ovunque senza barriere.

Ciò che Tom Hanks affermava sulla vita nel film Forrest Gump, si potrebbe dire anche della liturgia riformata: «La nuova messa è come una scatola di cioccolatini, non si sa mai su cosa si capiterà».

Al contrario, la liturgia tradizionale emana una certezza missionaria in quanto rassicura con la sua… sicurezza. Una sicurezza dottrinale, estetica e verticale che ha dato prova di sé nel corso dei secoli. La sua ambizione non è cambiata: rimane fissata sul culto reso a Dio e si difende da ogni spirito di creatività. Quest’ultimo, sebbene possa, naturalmente, essere animato da buone intenzioni, non per questo è esente dalla garanzia di essere preservato da ogni corruzione. Corruzione dell’amor proprio, corruzione della ricerca del sensazionalismo o, peggio, corruzione di derive dottrinali. La liturgia tradizionale, con il suo ieratismo, la sua precisione e il soffio di adorazione e teocentrismo che la sottende, si afferma come un faro nella tempesta. Tutto ciò la rende più che mai missionaria in tempi di turbolenze.

E sotto questo aspetto, non può che avere un futuro roseo davanti a sé.

 
 

EL VETUS ORDO,

UNA LITURGIA MÁS MISIONERA QUE NUNCA

QUE TIENE UN FUTURO PROMETEDOR POR DELANTE


Esta traducción se ha realizado mediante inteligencia artificial a partir de la versión original en francés adjunta a este documento. No dude en comunicarnos cualquier error que detecte

Como vimos en nuestra carta n.º 1370,(lien) el culto divino se dirige, ante todo, a Dios. La santa liturgia es, en primer lugar, un culto rendido a Dios. Pero este culto se realiza, por supuesto, en beneficio de la Iglesia universal, según la fórmula de san Pablo: «¡Todo contribuye al bien de los que aman a Dios! » (Rom 8, 28). El papa Benedicto XVI lo recordó, por cierto, en su homilía en la explanada de los Inválidos en París, en septiembre de 2008: «Una sola misa puede salvar al mundo» La liturgia, en cuanto que se supone que es el lenguaje del Cielo, trae consigo su cortejo de gracias: al glorificar a Dios, contribuye a la paz en la tierra. Esta paz, estos beneficios, tienen un inevitable aspecto misionero para los peregrinos de la eternidad que somos.

En este sentido, más que nunca, podemos decirlo sin tapujos: el Vetus Ordo ofrece un marco litúrgico sumamente provechoso para las almas. La liturgia tradicional despliega, en efecto, ante los ojos de los fieles un conjunto de formas de actuar extremadamente tranquilizadoras, profundamente arraigadas en la experiencia espiritual de la Iglesia. La liturgia tradicional ofrece un corpus pedagógico de una pertinencia asombrosa, extraído de su sabiduría y del conocimiento de las almas a lo largo de los siglos. El rito tridentino, en este sentido, no es solo un culto dirigido a Dios, sino un verdadero envío en misión para los fieles. Un envío en misión para convertir su alma. Pero también para transmitir a los demás esa transformación interior que sugiere el fondo de la liturgia tradicional.

En un mundo lleno de incertidumbres y con una notable pérdida de puntos de referencia (el valor de la vida, el papel de la autoridad, el sentido de la responsabilidad, el respeto por lo sagrado, etc.), el ecosistema tradicional resulta ser, más que nunca, misionero.

¿Cuál es, pues, la realidad pastoral de los lugares de culto donde se celebra la misa tridentina? ¿Qué se observa en las iglesias o capillas donde se celebra la liturgia antigua? Citemos algunos ejemplos a los que recurren los propios fieles para dar testimonio de lo que les colma en el Vetus Ordo.

La sacristía. «Muéstrame la sacristía de tu parroquia y te diré qué tipo de parroquia eres». Los lugares de culto donde se celebra el rito tridentino se distinguen, en la mayoría de los casos, por una sacristía viva, cuidada y ordenada. La importancia que se da al culto en la liturgia tradicional impone este rigor. Por lo demás, la enseñanza litúrgica tradicional recuerda que cada ceremonia comienza en la sacristía, lugar privilegiado que se quiere como la antesala del Cielo.

El servicio de la misa. Un clima de respeto envuelve a los jóvenes que tienen el honor de acercarse al altar y servir en la liturgia. Su vestimenta, sus gestos, su atención: toda su actitud debe expresar al feligrés que entra en la iglesia a la hora de la misa que aquí está ocurriendo algo que no tiene nada de trivial. El servicio de la misa pretende representar la liturgia del Cielo. Por supuesto, esta realidad puede encontrarse en lugares donde se celebra la nueva liturgia. Pero permítanme aportar este matiz: la cultura del cuidado litúrgico y del respeto hacia quienes sirven en la misa es consustancial al espíritu del Vetus Ordo. Por otra parte, dado que el despliegue litúrgico es más amplio en el Vetus Ordo, la presencia de un servicio de misa resulta indispensable.

El Confiteor. La recitación del Confiteor por parte del sacerdote solo: ¡qué lección para los fieles! El ministro principal de la misa da ejemplo. Aquel que va a consagrar la hostia de pan en el cuerpo de Cristo, incluso antes de subir al altar, da testimonio de su indigencia y su pequeñez al recitar el Confiteor, solo, en primer lugar, ante todos, sin énfasis mundano, pero de forma clara y nítida.

El gregoriano. El canto sagrado, con los diferentes Kyriale gregorianos repartidos a lo largo de los tiempos litúrgicos, da un matiz admirable a la liturgia tradicional. Cada uno de ellos instruye a los fieles y lleva su oración. Las melodías del tiempo de Adviento no son las del tiempo después de Pentecostés, el Aleluya sustituido por el Tractum a partir de la Septuagésima, el Vidi Aquam que deja de lado el Asperges Me durante el tiempo pascual… Nunca se alabarán lo suficiente las virtudes de esta ordenación musical a lo largo del ciclo litúrgico propio del misal de San Pío V. Este cuidado melódico que se pone en el culto transmite a las almas un deseo de sublimarse por Dios y por el prójimo que sería un error subestimar.

El púlpito. Nosotros, los fieles, lo sabemos bien: los sermones, por desgracia, pueden ser de duración y valor desiguales. No obstante, la predicación desde el púlpito (¡cuando aún existen!) es, también en este caso, un símbolo en sí misma. Mostrar el camino al cielo: esta misión tan tridentina del sacerdote, la liturgia antigua quiere sin duda significarla a los fieles, pero sobre todo quiere recordársela a los propios sacerdotes para que no eludan su misión. Subir al púlpito no es un asunto de espectáculo. Esto obliga ante todo al predicador. Él se eleva por encima de la asistencia para mostrarle mejor el camino al cielo. ¡Esta imagen del sacerdote en el púlpito, al estilo de Don Camillo, es lo que habla a los fieles!

La orientación hacia Dios. La orientación hacia Dios, ad orientem, es sin duda (junto con el abandono del latín) uno de los aspectos más explícitos de la reforma litúrgica y del cambio psicológico que este cambio ha operado en los fieles. El paso de «todos estamos orientados hacia Dios» a «nos miramos, nos hacemos frente» no es relativo. En la liturgia tradicional, la orientación del sacerdote tiene, también, un valor misionero. Los fieles saben que son arrastrados en una estela. El celebrante, como una cabeza de puente o un capitán al abordaje, se encuentra en primera fila para llevarse consigo a las ovejas que le siguen. Un hecho significativo de esta orientación hacia Dios: la oración del «Orate Fratres». Cuando, antes de entrar en el núcleo central de la misa, antes de recitar el canon en voz baja, el sacerdote se vuelve hacia los fieles para decirles «Orate Fratres», en realidad transmite, con su postura, un mensaje vertiginoso. En la misa tradicional, para decir «Orate Fratres» frente a los fieles, el celebrante debe, por tanto, volverse, dar una vuelta completa lentamente sobre sí mismo, abriendo los brazos y luego cerrándolos, antes de volver a ponerse de espaldas a los fieles y de cara a Dios. Esta gestualidad del sacerdote, solemne y precisa, sugiere a los fieles el siguiente pensamiento: «¡Ya está, ha llegado la hora para mi sacerdote! Se dispone a entrar en el corazón del corazón de la misa. Ahora se hará el silencio. Ha llegado para él el momento de expresar a Dios todas las intenciones de la Iglesia y las nuestras. Pero, sobre todo, ha llegado el momento de que ocupe en persona el lugar de Cristo Sacerdote. ¡Ah, va solo en esta lucha de oración! Va a llevar sobre sus hombros de pobre hombre las mismas intenciones de Cristo Sacerdote. ¡Dios mío, qué vértigo! Entonces sí, mi sacerdote, voy a rezar por usted. ¡Ha llegado la hora! ¡Sea fuerte, estamos con usted!».

Por supuesto, podríamos continuar esta lista en muchos otros ámbitos, como la distribución de la comunión por parte del sacerdote a los fieles, de rodillas, al presentarse ante la barrera de la comunión. Esta separación perceptible entre la nave y el santuario tiene un gran valor pedagógico. Gustave Thibon evocaba el drama de la sociedad moderna, que quiere hacernos creer que se puede entrar en todas partes sin escalones.

De lo que Tom Hanks afirmaba sobre la vida en la película Forrest Gump, se podría decir lo mismo de la liturgia reformada: «La nueva misa es como una caja de bombones, nunca sabes con qué te vas a encontrar».

Por el contrario, la liturgia tradicional desprende una certeza misionera en la medida en que tranquiliza por su… seguridad. Una seguridad doctrinal, estética y vertical que ha demostrado su valía a lo largo de los siglos. Su ambición no ha cambiado: sigue centrada en el culto a Dios y se defiende de todo espíritu de creatividad. Este último, aunque pueda estar, por supuesto, impregnado de buenas intenciones, no por ello deja de carecer de la garantía de estar a salvo de toda corrupción. Corrupción del amor propio, corrupción de la búsqueda de lo sensacional o, peor aún, corrupción de las desviaciones doctrinales. La liturgia tradicional, por su solemnidad, su precisión y el aliento de adoración y teocentrismo que la sustenta, se afirma como un faro en la tormenta. Todo ello la hace más misionera que nunca en tiempos de turbulencias.

Y, en ese sentido, no puede sino tener un futuro prometedor por delante.

 

A la une

S'abonner à notre lettre hebdomadaire

Si vous désirez recevoir régulièrement et gratuitement la lettre de Paix Liturgique, inscrivez-vous.
S'ABONNER

Paix Liturgique
dans le monde

Parce que la réconciliation liturgique est un enjeu pour toute l'Église universelle, nous publions tous les mois des lettres dans les principales langues du monde catholique. Découvrez et faites connaître nos éditions étrangères.

Télécharger notre application

Soutenir Paix Liturgique