Notre lettre 1361 publiée le 22 avril 2026

EXPLOSION DU NOMBRE DES BAPTÊMES D’ADULTES

VERS UNE ÉGLISE « PETIT RESTE » QUI SE TRADITIONALISE

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 239ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

Cette année, plus encore que la précédente (et il en sera de même l’année prochaine, selon toute vraisemblance), le nombre des baptêmes d’adultes et d’adolescents a explosé : 21.000 dans toute la France, plus de deux fois plus que l’an passé, dont 810 à Paris (toutes sensibilités confondues, autrement dit y compris les baptêmes conférés à Saint-Nicolas-du-Chardonnet).

Quelle signification a ce phénomène, se demande l’historien Guillaume Cuchet, dans Études (« Une vague de baptêmes qui réjouit l’Église », janvier 2026, pp. 67-78). S’appuyant sur deux historiens majeurs du catholicisme contemporain, Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire (Histoire religieuse de la France contemporaine 1800-1880, Privat, 1985), il évoque ces « flux » et « reflux » que notaient ces historiens depuis le début du XIXe siècle sur une courbe générale constamment descendante. Autrement dit, il faut relativiser la signification de cette vague de baptêmes, « flux » incontestable, mais au sein d’une marginalisation continue du catholicisme en France. C’est donc un événement très heureux, mais qui ne doit pas faire parler de « renaissance » de l’Église comme on l’avait fait prématurément à l’époque du succès des mouvements charismatiques, ou de l’émergence de la « génération Jean-Paul II », où de l’étonnante attractivité des grands rassemblements.

S’agissant de jeunes hommes qui se font baptiser, on doit garder en mémoire que de 2008 à 2020 le taux de catholiques déclarés parmi les 18-59 ans est passé de 43 % à 25 % en douze ans. L’effondrement de l’affiliation catholique dans la société française concerne d’abord les couches les plus jeunes. Qui plus est, en l’an 2000, il y avait eu environ 400 000 baptêmes catholiques en France, tous âges confondus, mais surtout d’enfants ; en 2023, moins de 200 000. Sur lesquels, les baptêmes des plus de 7 ans sont passés entretemps de 20 000 à 24 000 par an. On peut donc en conclure : si l’Église a « récupéré » 4 000 baptêmes, elle en a « perdu » 200 000.

Il faut cependant se réjouir de cette « récupération » des baptêmes d’enfants par les baptêmes adultes, même si elle est inférieure à 2 % : 4 468 baptêmes d’adultes en 2020, 3 639 en 2021 (Covid), 4 278 en 2022, 5 463 en 2023, 7 135 en 2024, 10 000 en 2025, 21.000 en 2026. En fait, il s’agit bien du rajeunissement du peu qui reste de catholiques : 42 % des 10 000 nouveaux baptisés de Pâques 2025 avaient entre 18 et 25 ans, contre environ 20 % cinq ans plus tôt. Or, il y a encore quelques années, c’était plutôt la tranche d’âge des 25-40 ans qui fournissait le gros des effectifs.

Qu’est-ce donc qui attire ces jeunes minoritaire, mais d’une minorité notable, vers le baptême ? Le Christ lui-même bien entendu. Mais le Christ dans un contexte et par les moyens providentiels de l’époque. Où l’on voit Dieu tirer d’un mal un plus grand bien :

- Du mal de la sécularisation et de l’individualisme forcené, une réaction religieuse vers la religion (et même, il faut le reconnaître, vers les religions et confessions chrétiennes, en l’espèce vers l’évangélisme).

- Du mal de l’islamisation de la société, une réaction identitaire sur laquelle insiste beaucoup Guillaume Cuchet : la ferveur des jeunes musulmans, leurs moqueries à propos de l’« athéisme » des jeunes Français de souche réveille certains d’entre eux. On peut noter que les vidéos courtes de l’abbé Matthieu Raffray ou du frère Paul Adrien d’Hardemare sont souvent des réponses à des questions manifestement posées dans le cadre de la cohabitation avec des jeunes fréquentant les mosquées.

Une réaction qui a quelque chose d’identitaire : instructif est justement le succès chez les jeunes catholiques de l’abbé Raffray, traditionaliste, et du frère Adrien, en dialogue de proximité avec le traditionalisme. Ce sont ces jeunes qui se précipitent pour s’inscrire au pèlerinage de Chartres. Et les nouveaux convertis qui arrivent dans les paroisses ont un catholicisme influencé par les « tradis », qu’ils ont connus sur le Net, ou réellement, s’ils sont parisiens, à Saint-Nicolas. Sur les 810 baptisés de la vigile pascale à Paris, 77 l’ont été dans les paroisses « tradies », Saint-Eugène, Saint-Nicolas, Saint-Roch, soit près de 10%. Et le taux serait bien plus élevé si l’offre traditionnelle était plus répandue dans les paroisses ordinaires.

G. Cuchet en conclut : « Quitte à entrer dans une religion, ont-ils l’air de se dire, autant y aller à fond, et pas pour demander à l’Église ce que le monde peut donner mais de la sacralité (y compris la liturgie dans sa « forme extraordinaire » d’avant Vatican II), de la beauté, du silence, de la distance, des repères moraux, une vie communautaire, l’espérance d’un ailleurs […] Un certain nombre de ces nouveaux convertis se tournent vers les milieux attachés à la liturgie et aux orientations doctrinales préconciliaires, point sur lequel l’Église évite de trop insister dans sa communication. » (À propos des repères moraux, dans les paroisses traditionnelles, on leur a expliqué qu’il fallait ne plus vivre avec copain ou copine pour accomplir cette démarche de pénitence de ses péchés que représente le du baptême…)

Ces jeunes qui arrivent et ceux qui sont déjà là, au total en petit nombre, c’est vrai, mais qui représentent l’avenir de l’Église, « aiment le latin ». C’est une autre manière de dire que les pasteurs vaticandeusards d’hier – et d’aujourd’hui – avaient – ont - tout faux. Avec leur mépris idéologique de la tradition, ils étaient – ils sont –, comme je le disais dans ma Lettre du 15 avril, en décalage avec leur peuple fidèle, jeunes et vieux.

J’ajoutais dans ma Lettre que les veilleurs parisiens en ont la confirmation par les congratulations et les encouragements qu’ils reçoivent lorsqu’ils récitent le chapelet, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.

En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant

 

EXPLOSION IN THE NUMBER OF ADULT BAPTISMS

TOWARD A CHURCH OF A "SMALL REMNANT"

BECOMING MORE TRADITIONAL


239th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

This year, even more so than last year (and the same will likely happen next year), the number of adult and adolescent baptisms has skyrocketed: 21,000 throughout France, more than the double of last year's figure, including 810 in Paris (among all sensibilities, including baptisms celebrated at Saint-Nicolas-du-Chardonnet).

What is the significance of this phenomenon? asks historian Guillaume Cuchet in Études ("A Wave of Baptisms That Gladdens the Church," January 2026, pp. 67-78). Drawing on the work of two important historians of contemporary Catholicism, Gérard Cholvy and Yves-Marie Hilaire (Histoire religieuse de la France contemporaine 1800-1880, Privat, 1985), the author analyses the fluctuations these historians have observed since the beginning of the 19th century, showing a generally downward trend. In other words, the significance of this wave of baptisms, an undeniable influx, must be contextualized within the ongoing marginalization of Catholicism in France. It is, therefore, a very welcome event, but one that should not lead to talk of a “renaissance” of the Church, as was prematurely done during the rise of charismatic movements, the emergence of the “John Paul II generation,” or the surprising appeal of large gatherings of the faithful.

Regarding the baptism of young men, it is important to remember that between 2008 and 2020, the percentage of self-identified Catholics between the ages of 18 and 59 fell from 43% to 25% in twelve years. The decline in Catholic affiliation in French society primarily affects younger generations. Furthermore, in 2000, approximately 400,000 Catholic baptisms were recorded in France across all age groups, although the majority were of boys; by 2023, this figure had dropped to fewer than 200,000. Of these, baptisms of children over the age of 7 have since increased from 20,000 to 24,000 annually. Therefore, we can conclude that while the Church has "recovered" 4,000 baptisms, it has "lost" 200,000.

However, we should rejoice in this “recovery” from the drop in infant baptisms thanks to adult baptisms, even if it is less than 2%: 4,468 adult baptisms in 2020; 3,639 in 2021 (due to COVID-19); 4,278 in 2022; 5,463 in 2023; 7,135 in 2024; 10,000 in 2025; and 21,000 in 2026. In fact, this represents a rejuvenation of the few Catholics who still remain in the faith: 42% of the 10,000 new baptisms at Easter 2025 were of people between 18 and 25 years old, compared to approximately 20% five years earlier. However, just a few years ago, the 25-40 age group made up the majority of the number.

So what is it that draws these young people—a minority, but a significant one—to baptism? Christ himself, of course. But Christ within the context and through the providential means of the times. A time in which we see God bringing forth a greater good from evil:

- From the evil of secularization and rampant individualism; a religious reaction toward religion (and even, it must be acknowledged, yoward other religions and Christian denominations, in particular evangelic groups).

- From the evil of the Islamization of society; a reaction based on identity, which Guillaume Cuchet emphasizes: the fervour of young Muslims, their mockery of the "atheism" of young native French people, awakens some of them. It is worth noting that it is clear the the short videos of Father Matthieu Raffray or Brother Paul Adrien d'Hardemare are usually responses to questions posed in the context of their interactions with young people who frequent mosques.

This reaction thus has an identity dimension: the success among young Catholics of Father Raffray, a traditionalist, and Brother Adrien, who engages in close dialogue with traditionalism, is particularly instructive. Those are the young people who rush to register for the pilgrimage to Chartres. And the new converts arriving at the parishes have a Catholicism influenced by the "traditionalists," whom they met online or, if they are from Paris, in person at Saint-Nicolas. Of the 810 baptized at the Easter Vigil in Paris, 77 were baptized in the "traditionalist" parishes of Saint-Eugène, Saint-Nicolas, and Saint-Roch, representing almost 10%. And the rate would be much higher if the traditional practice were more widespread in ordinary parishes.

G. Cuchet concludes: “If it’s a matter of joining a religion, they seem to tell themselves, then better do it all the way, not asking the Church for what the world can offer, but for the sacred (including the liturgy in its pre-Vatican II ‘extraordinary form’), beauty, silence, distance, moral tenets, community life, and hope in the afterlife …Many of these new converts turn to circles linked to liturgy and doctrinal orientations prior to Vatican II, a point the Church avoids emphasizing too much in her communications. (Regarding moral tenets, in traditional parishes they have been told that they had to stop living with their girlfriend or boyfriend in order to then undertake this act of penance for their sins which baptism represents…).

These young people who are arriving and those already there—a small number, it is true, but who represent the future of the Church—"love Latin." This amounts to saying that the pastors deeply influenced by Vatican II, the " vaticandeusards" of yesterday—and those of today—were—and still are—completely mistaken. As I indicated in my letter of April 15, with their ideological contempt for tradition, they were—and still are—disconnected from their faithful, young and old.

I also added in my letter that the participants in the Parisian vigils receive confirmation of this through the congratulations and encouragement they receive from passers-by who see them praying the rosary: at number 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1:00 to 1:30 p.m.; at Saint-Georges de La Villette, at number 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m.; and in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:00 p.m.

 
 

ESPLOSIONE NEL NUMERO DEI BATTESIMI DI ADULTI

VERSO UNA CHIESA DEL "PICCOLO RESTO"

CHE DIVENTA PIÙ TRADIZIONALE

239ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

Quest'anno, ancor più dell'anno scorso (e probabilmente accadrà lo stesso anche nel prossimo anno), il numero dei battesimi di adulti e adolescenti è aumentato vertiginosamente: 21.000 in tutta la Francia, più del doppio rispetto all'anno scorso, di cui 810 a Parigi (tra tutte le sensibilità, compresi i battesimi celebrati a Saint-Nicolas-du-Chardonnet).

Qual è il significato di questo fenomeno? se lo chiede lo storico Guillaume Cuchet in Études ("Un'ondata di battesimi che rallegra la Chiesa", gennaio 2026, pp. 67-78). Attingendo al lavoro di due importanti storici del cattolicesimo contemporaneo, Gérard Cholvy e Yves-Marie Hilaire (Histoire religieuse de la France contemporaine 1800-1880, Privat, 1985), l'autore analizza le fluttuazioni osservate da questi storici sin dall'inizio del XIX secolo, mostrando una tendenza generalmente al ribasso. In altre parole, il significato di quest'ondata di battesimi, un afflusso innegabile, va contestualizzato nel quadro della persistente marginalizzazione del cattolicesimo in Francia. Si tratta, quindi, di un evento molto positivo, ma che non deve indurre a parlare di una "rinascita" della Chiesa, come avvenne prematuramente durante l'ascesa dei movimenti carismatici, l'emergere della "generazione di Giovanni Paolo II" o il sorprendente successo delle grandi raduni di fedeli.

Per quanto riguarda il battesimo dei giovani, è importante ricordare che tra il 2008 e il 2020, la percentuale di persone che si dichiaravano cattoliche tra i 18 e i 59 anni è diminuita dal 43% al 25% in dodici anni. Il calo dell'affiliazione cattolica nella società francese colpisce soprattutto le generazioni più giovani. Inoltre, nel 2000, in Francia si registrarono circa 400.000 battesimi cattolici in tutte le fasce d'età, sebbene la maggior parte riguardasse dei maschi; entro il 2023, questa cifra era scesa a meno di 200.000. Di questi, i battesimi di bambini di età superiore ai 7 anni sono aumentati da 20.000 a 24.000 all'anno. Possiamo quindi concludere che, mentre la Chiesa ha "recuperato" 4.000 battesimi, ne ha "persi" 200.000.

Dobbiamo però rallegrarci per questa “ripresa” riguardo al calo dei battesimi infantili, resa così possibile dai battesimi degli adulti, anche se inferiore al 2%: 4.468 battesimi di adulti nel 2020, 3.639 nel 2021 (a causa del COVID-19), 4.278 nel 2022, 5.463 nel 2023, 7.135 nel 2024, 10.000 nel 2025 e 21.000 nel 2026. Si tratta, infatti, di un rinnovamento dei pochi cattolici che ancora rimangono nella fede: il 42% dei 10.000 nuovi battesimi della Pasqua 2025 ha riguardato persone di età compresa tra i 18 e i 25 anni, rispetto al 20% circa di cinque anni prima. Solo pochi anni prima, però, la fascia d'età 25-40 anni costituiva la maggioranza dei battesimi.

Cosa spinge dunque questi giovani – una minoranza, ma significativa – al battesimo? Cristo stesso, naturalmente. Ma Cristo nel contesto e attraverso i mezzi provvidenziali del nostro tempo. Un tempo in cui vediamo Dio far scaturire un bene maggiore dal male:

- Dal male della secolarizzazione e dell'individualismo dilagante; una reazione religiosa verso la religione (e persino, bisogna ammetterlo, verso altre religioni e denominazioni cristiane, in particolare verso gli evangelici).

- Dal male dell'islamizzazione della società; una reazione basata sull'identità, che Guillaume Cuchet sottolinea: il fervore dei giovani musulmani, la loro derisione dell'"ateismo" dei giovani nati in Francia, risveglia alcuni di loro. Vale la pena notare che i brevi video di padre Matthieu Raffray o del Fratello Paul Adrien d'Hardemare sono solitamente risposte a domande chiaramente poste nel contesto delle loro interazioni con i giovani che frequentano le moschee.

Questa reazione ha dunque una dimensione identitaria: è particolarmente significativo il successo tra i giovani cattolici di padre Raffray, tradizionalista, e di fra Adrien, che intrattiene un dialogo aperto con il tradizionalismo. Sono proprio questi giovani che si affrettano a iscriversi al pellegrinaggio di Chartres. E i nuovi convertiti che arrivano nelle parrocchie hanno un cattolicesimo influenzato dai "tradizionalisti", che hanno conosciuto online o, se sono parigini, di persona a Saint-Nicolas. Degli 810 battezzati durante la Veglia Pasquale a Parigi, 77 sono stati battezzati nelle parrocchie "tradizionaliste" di Saint-Eugène, Saint-Nicolas e Saint-Roch, pari a quasi il 10%. E la percentuale sarebbe molto più alta se la pratica tradizionalista fosse più diffusa nelle parrocchie ordinarie.

G. Cuchet conclude: «Se si tratta di aderire a una religione, sembrano dirsi, allora bisogna farlo appieno, non chiedendo alla Chiesa ciò che il mondo può offrire, ma il sacro (compresa la liturgia nella sua "forma straordinaria" pre-Vaticano II), la bellezza, il silenzio, la distanza, criteri morali, la vita comunitaria e la speranza nell'aldilà …Molti di questi nuovi convertiti si rivolgono a circoli legati a liturgie e orientamenti dottrinali precedenti al Concilio Vaticano II, un punto che la Chiesa evita di enfatizzare troppo nelle sue comunicazioni. (Per quanto riguarda i criteri morali, nelle parrocchie tradizionali è stato detto loro che dovevano smettere di convivere con il/la fidanzato/a per compiere questo atto di penitenza per i loro peccati che il battesimo rappresenta…).

Questi giovani che stanno arrivando e quelli che già vi stanno – un numero esiguo, è vero, ma che rappresenta il futuro della Chiesa – "amano il latino". Questo equivale a dire che i pastori profondamente influenzati dal Concilio Vaticano II, i " vaticandeusards” di ieri – come quelli di oggi – erano – e sono tuttora – completamente fuori strada. Come ho indicato nella mia lettera del 15 aprile, con il loro disprezzo ideologico per la tradizione, erano – e sono tuttora – disconnessi dai loro fedeli, giovani e anziani.

Nella mia lettera ho anche aggiunto che i partecipanti alle vigilie parigine ricevono conferma di ciò attraverso le congratulazioni e l'incoraggiamento che ricevono dai passanti che li vedono recitare il rosario: al numero 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 13:30; a Saint-Georges de La Villette, al numero 114 di avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00; e davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:00.

 
 

EXPLOSIÓN EN EL NÚMERO DE BAUTISMOS DE ADULTOS

HACIA UNA IGLESIA DEL «PEQUEÑO RESTO»

QUE SE VUELVE MÁS TRADICIONAL

SEMANA 239: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS
 

Este año, incluso más que el anterior (y probablemente ocurrirá lo mismo el próximo), el número de bautismos de adultos y adolescentes se ha disparado: 21.000 en toda Francia, más del doble que el año pasado, incluyendo 810 en París (en todas las sensibilidades, incluyendo los bautismos celebrados en Saint-Nicolas-du-Chardonnet, la iglesia de la Fraternidad Sacerdotal San Pío X en París).

¿Cuál es la importancia de este fenómeno?, se pregunta el historiador Guillaume Cuchet en Études («Una ola de bautismos que alegra a la Iglesia», enero de 2026, pp. 67-78). Basándose en la obra de dos importantes historiadores del catolicismo contemporáneo, Gérard Cholvy e Yves-Marie Hilaire (Histoire religieuse de la France contemporaine 1800-1880, Privat, 1985), el autor analiza los altibajos que estos historiadores han observado desde principios del siglo XIX, en una tendencia generalmente descendente. En otras palabras, la importancia de esta oleada de bautismos, un flujo innegable, debe contextualizarse dentro de la continua marginación del catolicismo en Francia. Se trata, por tanto, de un acontecimiento muy bienvenido, pero que no debe dar pie a hablar de un «renacimiento» de la Iglesia, como se hizo prematuramente durante el auge de los movimientos carismáticos, el surgimiento de la «generación de Juan Pablo II» o el sorprendente atractivo de las reuniones multitudinarias de fieles.

En cuanto al bautismo de jóvenes varones, es importante recordar que entre 2008 y 2020, el porcentaje de católicos declarados entre los 18 y los 59 años descendió del 43 % al 25 % en doce años. El descenso de la afiliación católica en la sociedad francesa afecta principalmente a las generaciones más jóvenes. Además, en el año 2000 se registraron aproximadamente 400.000 bautismos católicos en Francia, en todos los grupos de edad, aunque mayoritariamente de niños; en 2023, la cifra se redujo a menos de 200.000. De estos, los bautismos de niños mayores de 7 años han aumentado desde entonces de 20.000 a 24.000 anuales. Por lo tanto, podemos concluir que, si bien la Iglesia ha «recuperado» 4.000 bautismos, ha «perdido» 200.000.

Sin embargo, debemos alegrarnos con esta «recuperación» de los bautismos infantiles gracias a los bautismos de adultos, aunque sea inferior al 2 %: 4468 bautismos de adultos en 2020, 3639 en 2021 (debido al COVID-19), 4278 en 2022, 5463 en 2023, 7135 en 2024, 10 000 en 2025 y 21 000 en 2026. De hecho, esto representa un rejuvenecimiento de los pocos católicos que aún permanecen en la fe: el 42 % de los 10 000 nuevos bautismos en la Pascua de 2025 correspondía a personas de entre 18 y 25 años, en comparación con aproximadamente el 20 % cinco años antes. Sin embargo, hace tan solo unos años, el grupo de edad de 25 a 40 años constituía la mayor parte del número.

Entonces, ¿qué es lo que atrae a estos jóvenes —una minoría, pero significativa— al bautismo? Cristo mismo, por supuesto. Pero Cristo dentro del contexto y a través de los medios providenciales de la época. Una época en la que vemos a Dios extraer un bien mayor del mal:

- Del mal de la secularización y del individualismo desenfrenado; una reacción religiosa hacia la religión (e incluso, cabe reconocerlo, hacia otras religiones y denominaciones cristianas, en este caso, hacia el evangelismo).

- Del mal de la islamización de la sociedad; una reacción basada en la identidad, que Guillaume Cuchet subraya: el fervor de los jóvenes musulmanes, su burla del «ateísmo» de los jóvenes franceses nativos, despierta a algunos de ellos. Cabe destacar que los breves vídeos del padre Matthieu Raffray o del hermano Paul Adrien d'Hardemare suelen ser respuestas a preguntas planteadas claramente en el contexto de la convivencia con jóvenes que frecuentan las mezquitas.

Esta reacción tiene así una dimensión identitaria: es particularmente instructivo este éxito entre los jóvenes católicos del padre Raffray, tradicionalista, y del hermano Adrien, que entabla un diálogo cercano con el tradicionalismo. Esos son los jóvenes que se apresuran a inscribirse para la peregrinación a Chartres. Y los nuevos conversos que llegan a las parroquias tienen un catolicismo influenciado por los «tradicionalistas», a quienes conocieron en línea o, si son de París, en persona en Saint-Nicolas. De los 810 bautizados en la Vigilia Pascual en París, 77 fueron bautizados en las parroquias «tradicionalistas» de Saint-Eugène, Saint-Nicolas y Saint-Roch, lo que representa casi el 10 %. Y el porcentaje sería mucho mayor si la práctica tradicional estuviera más extendida en las parroquias comunes.

G. Cuchet concluye: «Si se trata de unirse a una religión, parecen pensar, entonces hay que hacerlo a fondo y no pedirle a la Iglesia lo que el mundo puede ofrecer, sino lo sagrado (incluida la liturgia en su “forma extraordinaria” anterior al Concilio Vaticano II), la belleza, el silencio, la distancia, criterios morales, la vida comunitaria, la esperanza en el más allá… Muchos de estos nuevos conversos recurren a círculos vinculados a la liturgia y a las orientaciones doctrinales anteriores al Vaticano II, un punto que la Iglesia evita enfatizar demasiado en sus comunicaciones». (En cuanto a los criterios morales, en las parroquias tradicionales se les ha dicho que tenían que dejar de vivir con su compañero o compañera para emprender este acto de penitencia por sus pecados que representa el bautismo…).

Estos jóvenes que llegan y los que ya están —un número reducido, es cierto, pero que representan el futuro de la Iglesia— «aman el latín». Esto equivale a decir que los pastores partidarios del Concilio Vaticano II, los “vaticanosegundistas” de ayer como los de hoy, estaban —y siguen estando— completamente equivocados. Como indiqué en mi carta del 15 de abril , con su desprecio ideológico por la tradición, estaban —y siguen estando— desconectados de sus fieles, jóvenes y mayores.

Añadí también en mi carta que los participantes en la vigilia parisina ven la confirmación de esto a través de las felicitaciones y el ánimo que reciben de los que pasan y les ven rezar el rosario: en el número 10 de la rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30; en Saint-Georges de La Villette, en el número 114 de la avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17 h; y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18 h.

 

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